536 HISTOIRE
réfléchis ou rompus, ne ctommencent-ils puis à se plier avant quede parvenir jusqu’aux corps ? Et ne sont il pas réfléchis, rompuset pliés par un seul et même principe qui agit différemmenten différentes circonstances.
Maraldi s’occupa aussi de l’inflexion ( Mémoires de VAca-démie, 1723), surtout de l’Isle , en 1717 , ( Mémoires impri-més à Pétersbourg , en 1738). Mairan et ensuite Dutour ontprésumé que la diffraction étoit une espèce de réfraction ; lesrecherches et les expériences que Dutour a faites à cet égard ,semblent confirmer ce sentiment, et il en a déduit une théoriequi n’exige que des suppositions simples et les lois connues del’optique.
Une observation dûe au hasard , lui apprit que les iris ousuites de couleurs prismatiques qui bordent les côtés de l’ombred’un cheveu, ou d’un fil de métal, exposés à un rayon de lumièredans une chambre obscure, et qui ne s’y étoient encore montrésqu’au nombre de trois de chaque côté dont les dernières sontmême peu sensible, pouvoient être prodigieusement multipliées,et de façon à devenir presque toutes très-distinctes. Il dressaun petit appareil qui lui procura une idée plus précise de cenouveau phénomène. Il reconnut par un grand nombre d’ex-périences que ces rayons dans ces circonstances sont tous etréfractés et réfléchis; il crut n’avoir pas besoin pour rendreraison de leurs inflexions et de leur décomposition , de recourirà d’autres causes que celles qui ont lieu pour les couleurs pris-matiques. J’adopte, dit-il, le sentiment de Mairan qui supposedes atmosphères aux corps qui infléchissent la lumière ; pro-priété qui, probablement est générale; et je suppose que cesatmosphères ont une vertu réfractive inférieure à celle de l’air,c’est-à-dire telle qu’un rayon de lumière qui passera de l’air dansune de ces atmosphères se réfractera en s’écartant de la per-pendiculaire , et réciproquement que celui qui, au sortir de cetteatmosphère, entrera dans l’air, se réfractera en s’approchantde la perpendiculaire.
J’ai supposé cette atmosphère enveloper l’épingle ; et ellem’a paru se manifester de la façon la plus sensible; sa projec-tion est comme tracée par les rayons de lumière, qui la tra-versentsur le plan qu’on leur oppose, car le concours des diversescirconstances des expériences me paroît indiquer assez claire-ment qu’on doit prendre pour cette projection les deux lisièreslumineuses qui bordent l’ombre d’une épingle, et je présumequ’elle ne sera pas méconnue par ceux qui voudront se donnerJa peine de les examiner, et de répéter les expériences. ( Mém .présentés , &c. toine V. )
Dutour, dans un second mémoire (tome VI), ajoute de
nouvelles