DES MATHÉMATIQUES. Part. V. Lrv. IL %nouvelles expériences pour établir son système. Un préjugé bienfavorable, dit il, pour l’hypothèse que j’applique aux phéno-mènes de la diffraction de la lumière, c’est qu’elle n’exige qu’uneunique supposition , savoir celle des atmosphères autour des corpsdiffringens, que je ne les admets que d’après des physiciensdu premier ordre, et que si j’ai fait quelque changement à cetégard , il ne consiste qu’a les simplifier. D’ailleurs leur exis-tence est tellement indiquée par d’autres faits que ceux dontil estquestion ici, que des physiciens qui, pour expliquer ceux-ci,ont eu recours à d’autres causes, ne l’en ont pas moins re-connue : ne peut-onpas dire même que ces atmosphèresdeviennentaussi sensibles à l’œil dans les lisières lumineuses, que l’ombre d’uneaiguille exposée à un rayon de lumière, ou qu’elles s’y mani-festent du moins tout autant que les tourbillons du fluide magné-tique dans l’arrangement de la limaille de fer , et les écoulemensélectriques dans les attractions et répulsions des corps légers.
Il ne restoit donc qu’a examiner si les conséquences qui dé-rivent de cette supposition et des propriétés .reconnues à lalumière, de se plier et de se décomposer lorsqu’elle passe obli-quement d’un milieu dans un autre de différente densité, se
f irêtent à l’explication de toutes les apparences opérées para diffraction : c’est du moins ce qui pouvoit résulter de la dis-cussion contenue dans les deux mémoires, et qui établissentl’identité de la cause qui les produit avec celle qui produitceux de la réfraction. Cette cause si simple n’en est pas moinsféconde dans ses effets, et on en peut juger par la multiplicitéet la variété des apparences décrites dans ces deux mémoires ,les iris, les pénombres , les traces de lumière que Newton com-paroit à des queues de comètes, les lisières lumineuses adosséesà l’ombre du corps diffringent, la bande violette qui la coupedans son milieu , les bandes bleues qui en Usèrent les bords,les franges orangées dont l’image solaire et les bandes blanchessont bordées. C’est dans un simple fil de métal, fort menu, queconsiste tout l’appareil nécessaire pour opérer ces inflexions dela lumière si diversement combinées. Il se trouve que le moindreatome a une atmosphère qui est comparable à celle qui enveloppele globe que nous habitons , plie la lumière et la décompose :et seroit-on en droit même d’en restreindre les influences à cesseuls effets? On sait combien de phénomènes de toute autreespèce ont conduits les physiciens à recourir pour les expliquerà l’existence de ces atmosphères particulières.
Le Cat dans son Traité des Sens , iy45, expliquoit par l’in-flexion une illusion qu’il avoit observée , et des expériencesqu’il avoit faites sur la vision, et dont nous parlerons dansl’article XIV.
Tome III.
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