548 HISTOIRE
ont du rapport à la photométrie et en particulier dans cellesde Smith et de Kæstner.
Tous ces essais sont des parties détachées d’un tout, dont ilparoît qu’on est «encore fort éloigné. Aussi n’en doit-on pas êtresurpris; rien de plus difficile que la mesure de la lumière lors-qu’on veut la suivre dans toutes ses modifications et dans tousles phénomènes qu’elle nous offre. Si les principes pour trouverles routes de la lumière sont aisés et simples, si les bords del’ombre ou des rayons atténués qui entrent dans une chambreobscure , les marquent visiblement, il s’en faut de beaucoupque ceux dont on a besoin pour la photométrie le soient aussi.11 arrive rarement ou jamais qu’on les voie seuls ; il faut beau-coup d’expériences pour les dégager des circonstances acciden-telles dans lesquelles ils sont toujours enveloppés.
Cette science nous manquant donc presqu’entièrement et étantd’ailleurs fort curieuse, Lambert s’est proposé d’en donner unessai, lequel, sans être complet ne laisse pas d’être assez détaillé.
On y trouve la suite d’expériences qu’il lui a fallu faire pourdéterminer la- quantité de la lumière réfléchie et brisée sur lasurface extérieure et intérieure du verre sous chaque obliquitéd’incidence. Une lentille ordinaire affoiblit la lumière de ^ ou- ( page 287 ). Un miroir de verre qui réfléchit sous un angled’incidence de 6o° avec le plan fait perdre un tiers (p. ' 620 ).Par tout il applique un calcul que les expériences ne démententpoint. On sait que c’est ce qui restoit de plus inexpliquabledans la théorie de la lumière ; et on pouvoit croire avec quelquedroit, qu’une théorie qui expliqueroit ce phénomène, et quifourniroit les principes pour les calculs, nepourroit être qu’extiê-mernent approchante de la véritable. Il applique ces mêmesexpériences à plusieurs verres, et par-là il obtient pour chaqueangle d’incidence , ce que Bouguer avoit cherché pour les anglesdroits. Il traite de la diminution de la lumière qui passe parl’atmosphère sans avoir besoin d’hypothèse physique.
On y trouve la théorie de l’intensité de la lumière directe et laclarté des objets illuminés, comparée à celle de la lumière quiles illumine , la clarté des images dans les foyers d’un verreardent comparée à celles des objets même par théorie et parexpéiience, en faisant entrer dans le'calcul la quantité de lu-mière que les surfaces du verre réfléchissent, ainsi que les verrescolorés , et tous les autres corps blancs ou colorés. Il calculel’illumination du système planétaire, et la clarté de la terre,des planètes et de leirrs phases vues de la terre, et leur forceilluminante. Cette théorie n’est point celle d’Euler; elle part deprincipes différens et plus détaillés, et répond parfaitement auxexpériences de Bouguer, pour la clarté de la lune comparée