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Tome troisième.
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554 HISTOIRE

concaves , ou devant les lentilles convexes , comme s’ils étoientsuspendus en l’air, entre le spectateur, et le miroir ou la len-tille : ce qui est absolument nécessaire d’observer, lorsqu’on veutmettre en pratique quelques machines curieuses qui en dé-pendent.

Les objets étant placés à différentes distances des miroirs oudes lentilles, forment des images, tantôt plus grandes, tantôtplus petites; elles sont à une petite distance, ensuite à une plusgrande. Ces mêmes images sont tantôt dumême côté que l’objetet tantôt du côté opposé ; il entre dans le détail de tous ces cas,et de plusieurs circonstances remarquables qui se rencontrentdans quelques-uns.

L’on peut considérer les objets comme des points, comme deslignes, comme des surfaces , ou comme des solides. En les con-sidérant comme des lignes, il y découvre des propriétés par-ticulières.

En les regardant comme des surfaces, on ne les avoit guèresconsidérés que comme des plans présentés aux miroirs , ou auxlentilles, perpendiculairement à l’axe. Le P. Abat considère cesmêmes plans comme parallèles à l’axe , ou comme faisant unangle avec l’axe, et il y découvre des propriétés singulières ; ilfait voir de quelle manière ces objets , ainsi présentés aux miroirsou lentilles sphériques, se transforment en d’autres plans et end’autres ligures dans les images. Ceci est encore le fondementd’un grand nombre d’inventions curieuses et agréables dont ilvouloit donner la description. 11 trouve encore de nouvelles pro-priétés dans les miroirs et dans les lentilles sphériques , en consi-dérant les objets qu’on leur présente, non pas comme des sur-faces, mais comme des solides; ils se transforment aussi d’unemanière admirable en d’autres solides dans leurs images. Cestransformations phantastiques donnent encore occasion à plu-sieurs nouvelles inventions très-amusantes, dont l’auteur se pro-posoit de donner la description ; et la fantasmagorie dont nousavons parlé , tient peut-être à cela.

Abat examine aussi les images des objets présentés aux miroirsou aux lentilles sphériques, lorsqu’ils sont en mouvement : tantque l’objet reste immobile, l’image l’est aussi ; mais pour peu quel’objet se meuve , l’image se met aussitôt en mouvement. Dansles traités d’optique, on considère communément les objetscomme immobiles ; il est vrai cependant qu’on a dit quelquechose, même de singulier, des objets en mouvement et des imagesqui leur corresp>ondent ; mais il considère les mouvemens desobjets et des images d’une manière plus générale et plus étendue,et il y découvre des nouvelles propriétés très-remarquables.

Les objets qui se meuvent devant un miroir ou une lentille, peu-