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Tome troisième.
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S 6 o HISTOIRE

miroir ardent, composé de plusieurs pièces rapportées, pareilà celui dont quelques-uns prétendent qu’Archiniède se servit:mais Fontenelle ne nous dit pas si ces pièces rapportées étoientdes miroirs plans, ni quel lut le succès de cette entreprise, Dufaydans les Mémoires de 1726, page 174» dit que quelques au-teurs en avoient parlé. Enfin, Buifon sans avoir connoissance dece que nous venons de citer, les a imaginés et exécutés avecun succès si heureux , qu’on peut le regarder comme l’inven-teur de ces machines , surtout lorsque nous savons qu’avantl’exécution de ces miroirs plans, il n’avoit point lû le P. Kircher ;qu’il s’est servi des méthodes qui lui étoient propres , qu’il leur adonné des avantages, et les a mis dans un haut degré de per-fection , qu’on ne connoissoit point avant lui, et qui ne laisserien à desirer.

Les anciens ont parlé d’un autre miroir plus extraordinaire,et sur lequel Abat fait une dissertation. Ptolemée Evergètesavoit placé sur la tour du Phare d’Alexandrie, un miroir quireprésentait nettement tout ce qui se faisoit dans toute l’Egypte,tant sur mer que sur terre. Quelques auteurs disent qu'avecce miroir on voyoit venir la flotte ennemie de six cent millepas de distance : d’autres disent de cinq cent parasanges, cequi fait plus de cent lieues.

On a prétendu que la chose étoit impossible ; mais Abat en-treprend de prouver qu’un miroir concave peut produire ceteffet-là; et il rapporte plusieurs expériences qui prouvent quemôme avec un objectif tout simple , on peut voir les objets éloi-gnées comme avec une lunette. Les témoignages qui nous at-testent que le miroir de Ptoleinée placé sur la tour du Pharea existé, ne sont pas regardés communément, comme ayantl’autenticité nécessaire pour établir solidement la vérité d’un faithistorique. On peut alléguer deux raisons qui paroissent d’abordplausibles pour récuser ces témoignages :1a première, c’est quequelques auteurs attribuent ce miroir à Ptolemée, et d’autresau grand Alexandre. Jean-Baptiste Porta ( Mag . nat.) le P.Kircher , le P. Schott sont du nombre de ceux qui mettent l’exé-cution de ce miroir dans le temps de Ptolemée.

Lamartinière , dans son Dictionnaire Géographique , citeMartin Crusius , qui, dans sa Turcogrcce , dit sur le témoi-gnage des Arabes « qu’Alexandre-le-Grand fit mettre au hautde la tour un miroir fait avec tant d’art, qu’on y découvroitde 5 00 parasanges, c’est-à-dire, de plus de cent lieues, lesflottes ennemies qui venoient contre Alexandrie , ou contre l’E-gypte ; et qu’après la mort d’Alexandre , ce miroir fut cassépar un Grec nommé Sodore, qui prit un temps où les soldatsde la forteresse étoient endormis.

Mais