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Tome troisième.
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S64 HISTOIRE

foyer de l’un des deux . lorsqu’on mettait un charbon ardent aufoyer de l’autre; Varinge l’avoit éprouvé lui-même, et avoitfait à Paris deux miroirs de bois doré qui réussissoient parfai-tement étant éloignés de trois pieds l’un de l’autre. Dufay , ha-bile physicien de Paris, fit beaucoup d’expériences semblablescomme on le voit dans les Mémoires de 1726. Lambert décrivitun porte-luinière, Mémoires de Berlin, 1770. Celui de Bérardest décrit dans le livre intitulé : Mélanges physico mathemat .,ou Recueil de mémoires , contenant la description de plusieursmachines et instrumens nouveaux de physique, d’économiedomestique, &c. in- 8°. an 9, par J.-B. Bérard, juge au tribunalde Briançon. C’est un miroir parabolique de cuivre qui porteune lampe à son foyer, où il varie la direction de la lumièresans changer le niveau de l’huile , et où il évite les inconvéniensde celui de Lambert. Avec ce photophore, on peut lire le Mo-niteur, caractère petit romain, à la distance de 60 pieds, aulieu de 18 pouces que donne une bougie.

Funk avoit remarqué que dans les puits des mines, on y voyoitmoins bien quand il faisoit un beau soleil que quand il y avoitdes nuages, parce que les nuages y réfléchissent la lumière.

Las lampes a cheminée sont une invention propre à augmenterla lumière, et qui a pris une grande faveur; c’est Argant, citoyen deGenève qui les exécuta le premier. Lange les perfectionna, Quin-quet voulut s’en emparer ; Argant les revendiqua, ( Journal deParis, 1 5 janvier, 1785 ). Lange revendiqua seulement lachéminée, ( Journal du 2 3 janvier ).

Mais Léonard De Vinci avoit déjà observé que si la mèched’une lampe étoit percée, la couleur de la lumière seroit uniforme.Clays assure que Franklin avoit fait une lampe où il y avoitun double courant d’air, un intérieur, l’autre extérieur avecune mèche circulaire.

Le Monnier , le médecin , avoit très-anciennement une lampeoù l’air passe au milieu ; M. Meunier en avoit fait une à cheminée,pour faire consumer le charbon de la mèche.

Franklin a remarqué que les flammes de deux chandellesréunies donnent beaucoup plus de lumière que quand elles sontséparées ; il croyoit que cela venoit de la chaleur qui aug-mentoit par la réunion. Priestley , p. 807.

En 1801 , les citoyens Carcel et Carreau, ( rue Saint-André,n®. 91 ), ont donné une nouvelle perfection à ces lampes àcheminée, en faisant que l’huile monte, et que la lampe soittoujours pleine, l’huile arrive toujours froide à la mèche.

La mèche est toujours également abreuvée ; il n’y a point deréservoir et point d’ombre; on élève la mèche au point le plus