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Tome troisième.
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DES MATHEMATIQUES. Part. V. Lit. II. 565convenable pour le verre , relativement à son épaisseur et àsa transparence , et l’on cherche ainsi le point le plus favorable.Elles ne consomment que neuf gros d’huile par heure, et éclairentcomme onze bougies.

Le panorama, que l’on a vu à Paris depuis 1799, est uneperspective curieuse de tous les objet senvironnans, telle qu’unspectateur les verroit d’un endroit élevé ; le nom vient de deuxmots grecs qui signifient qu’on voit tout. M. Fulton , Américaincélèbre par ses connoissances et ses inventions, est le premierqui nous l’ait procuré; M. Tair, Anglois, M. la Fontaine,peintre, Bourgeois et Prévôt ses collaborateurs, nous ont faitvoir dans une rotonde de 3 o pieds de diamètre, d’abord Parisen entier, ensuite Toulon à l’époque du 18 août, 1798, oùles Anglois y entrèrent par la trahison des émigrés, et la peurdes habitans. On voit les forts, les rades, les bassins, les 9vaisseaux brûlans, le 19 décembre, tout cela avec une véritéétonnante ; la toile est tendue du haut en bas, et fait une illu-sion complète.

Phloscopk , ( flamme visible ). Est un instrument imaginé parle citoyen Thilorier, célèbre avocat à l’ancien parlement, pouravoir de la chaleur et de la lumière sans cheminée, sans vapeuret sans odeur. Il en présentât la première idée à l’Institut en1797, et l’on en fit l’expérience avec succès. On place dansun fourneau des charbons alumés , une grille au-dessus et lebois sur la grille. On couvre le tout, sauf une petite ouverture

{ >our laisser entrer un courant d’air qui rabat la fumée etes parties volatiles du bois à mesure qu’il se carbonifie, lesoblige à passer au travers de la braise où elles se brûlent, et

S assent dans un syphon dont la branche montante peut êtree verre , pour laisser l’agrément de la flamme, mais où l’onn’a ni fumée , ni vapeur, ni odeur.

Ce mécanisme peut fournir le moyen de se chauffer parfai-tement sans faire aucune dépense, car le bois réduit en char-bon augmente de valeur dans le commerce.

On voit le phloscope en pleine activité formant un objet dedécoration dans le foyer du Théâtre de Louvois, et chez lecit. Lange, mais il y a enbas un tuyau par ou sort la vapeur.

Le thermolampe, imaginé en 1800 par le cit. Lebon, in-génieur des Ponts et Chaussées, est un fourneau qu’onremplit de petit bois, et qu’on ferme exactement. On ménageau milieu un cylindre que l’on remplit de feu assez ardentpour charbonner le bois sans le toucher immédiatement. Ce