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Tome troisième.
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5n% HISTOIRE

différentes ouvertures de la membrane Iris qui est un muscle ,suffit pour expliquer les effets qu’on attribuoit aux différentesconformations de l'œil et du cristallin.

L’essai du docteur Jurin sur la vision distincte et indistincteest beaucoup plus étendu ; il donne beaucoup d’expériences etde calculs sur les inconvéniens qui résultent de ce qu’un pinceaude rayons occupe un espace sur la rétine au lieu de se réunir enun point, ce qui fait , par exemple , que la partie éclairée de lalune en croissant paroît plus large que la partie obscure. 11 cal-cule le rayon de dissipation dans tous les cas,

Il parcourt tons les phénomènes de la vision indistincte, leslimites de la vision parfaite ; il pense que quand on veut voirles objets éloignés , le ligament ciliaire resserre ses libres lon-gitudinales, et tire en avant la partie de la surface antérieure dela capsule , ce qui fait coulerl’eau qui est en dedans.

Il calcule le moindre angle que l’œil soit capable d’apperce-voir, et que Hooke trouvoit d’une minute ; mais il distingue lescas où cela change par la forme et la couleur des objets.

Il parle de la scintillation des étoiles , des accès de facileréflexion ou réfraction ; et il explique beaucoup de faits sin-guliers par ce principe , que lorsque nous avons été pendantquelque temps affectés d’une sensation, et qu’elle cesse, il s’enélève une autre contraire, et il en donne plusieurs preuves.

M. Porterfield ( On the eys. Edimburgh iy5() ), pense que lecristallin a un mouvement par le moyen du ligament ciliairede la rétine. Il traite fort au long des illusions et des accidens dela visision. Priestley , p. 6t)5.

Buffon a donné dans les Mémoires de 1743 , un mémoirecurieux sur la cause du strabisme ou des yeux louches , quiconsiste dans une disposition vicieuse de l’organe de la vue , etqui fait que quand l’un des deux yeux se dirige vers l’objet, l’autres’en écarte et se dirige sensiblement vers un autre point : lesauteurs de médecine et de physique ont imaginé différentescauses de cette disposition , et ils en ont donné différentes expli-cations en conséquence de leurs hypothèses. Buffon , après avoirmontré l’insuffisance de leurs idées sur ce sujet, prouve, d’aprèsun grand nombre d’observations , que la cause ordinaire du stra-bisme est l’inégalité de force dans les deux yeux : on écartel’œil foible de l’objet qu’on veut regarder , où l’on ne fait pasl’effort nécessaire pour l’y diriger, et l’on ne se sert que de l’œille plus fort : c’est sans doute par un semblable sentiment de forcedans une partie plus que dans l’autre , que le commun des hom-mes se sert plus volontiers d’une main que de l’autre , et d’or-dinaire plus aisément de la droite que de la gauche, soit par une6uite d’éducation , soit parce qu’en général la disposition, intéj