DES MATHÉMATIQUES. Part. V. Lrv. II. 5 g>devroit le voir sous toute sorte d’angles 3 car il est bien vrai qu’ily a toujours un rayon indivisible, et, pour ainsi dire , mathé-matique, partant du soleil et arrivant à l’œil , après sa réflexionsur l’œil ; ou dans la goutte , quelle que soit sa position à l’égarddu soleil j mais il est trop foible pour porter aucune impres-sion de lumière, sur l’organe de la vue, du moins en plein jour.Si donc Marat, au lieu d’attaquer Newton, eût étudié l’expli-cation de Descartes, il n’eût pas hasardé une aussi frivole objec-tion : Ab una disce omnes , et cela nous dispense, sans doute ,d’un plus long examen de cet ouvrage , qui seroit un chef-d’œuvre de conviction , si des lignres habilement enluminéesforrnoient des démonstrations. Marat n’étoit qu’une bête alors, ildevint une bête féroce , lorsque la révolution eut enflammé lestêtes, et qu’on le vit, le 24 août 1792, dire k la tribune qu'il yavoit 270000 têtes à abattre pour conquérir la liberté.
Je 11e regarde pas comme des adversaires de Newton ceux quipensent qu’on ne doit pas réduire à sept les couleurs prisma-tiques. Le cit. Kochon observe que le télescope armé de prismes ,prouve que la lumière est susceptible d’une extensibilité illi-mitée. 0
Les couleurs prismatiques, produites dans le spectre par cetteextensibilité de la lumière, nous conduisent par degrés insen-sibles, du rouge au violet, et il pense que rien n’est plus arbi-traire que de réduire les couleurs prismatiques à trois, cinq , sept,ou un plus grand nombre de dénominations principales.
Cette a sertion, qui paroît différer de l’opinion adoptée parlaplupart des physiciens, d'après la théorie de Newton , est encoreconfirmée par l’observation de d’Alembert, à laquelle le cit.Rochon trouve qu’il est difficile de répondre dans toute autresupposition.
Les couleurs que Newton appelle homogènes, sont-ellesindécomposables, et Newton a-t il pu affirmer qu’une couleurprimitive avoit toujours une réfraction relative à sa nature, etétoit inaltérable à un tel point, qu’il ait pu dire : nec variâtliuc fracta colorent ? Cela peut être pour une petite étendue ;le cit. Rochon n’en revient pas moins à l’extensibilité de lalumière d’une manière illimitée , et cette propriété une fois{trouvée, il ne voit ni rayons simples, ni couleurs inaltérables.En effet, lorsqu’on regarde uneétoileavec le télescope armé d’unprisme , on voit un spectre , ou plutôt une ligne colorée. Les dif-férentes couleurs qui la composent ne laissent apercevoir aucuneinterruption, parce qu’elles suivent une dégradation impercep-tible. (Recueil 1783 , p. 38 ).
Les couleurs que Newton observa entre un verre plan et unverre peu convexe, en les pressant l’un contre, donnèrent lieu à