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Tome troisième.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. V. Lxv. IL 599

Musschenbroëk ajouta aux observations de Newton sur lescorps minces et les couches d’air interposées , ainsi que Dutour,Mém. prés. t. IV, et le duc de Chaulnes. Mém. ij 55 , p. 201.

Le poëine du P. Noceti, de Iruie , donna occasion au P. Bos-covicli défaire de savans commentaires, où il y a calculs et desrecherches dignes d’attention , imprimés à Rome en 17.i1.

Priestley s’étend beaucoup sur les parelies et les halo , p. 612et suiv.

XVI.

Sur la manière dont la lumière se propage.

La lumière du soleil vient-elle à nous par un déplacementrapide des corpuscules qui en émanent, ou n’est-elie que l’effetdes vibrations d’un fluide interposé ? Le célèbre Euler rejetoit Jesystème de l’émanation , d’après l’énorme rareté des rayonssolaires aux environs de la terre ; quoique je n’ignore pas , ajoute-t-il, que les partisans de l’émanation ne trouvent rien d’absurdedans cette rareté étonnante, je ne doute pourtant pas que cetteraison même ne fasse perdre à ce système beaucoup de sa vrai-semblance auprès des personnes impartiales.

Je n’insiste pourtant pas plus sur cet argument ; mais il meparoît impossible d’expliquer d’aucune manière comment deuxou plusieurs rayons de lumière qui partent de différens endroits ,et se rencontrent avec une vitesse aussi incompréhensible, ne sedérangent pas mutuellement dans leurs mouvemens $ car lors-qu’on fait entrer plusieurs rayons de lumière par un très-petittrou dans une chambre obscure, ou lorsqu’on les rassemble aumoyen d’un miroir ou d’un verre ardent ; ils se croisent dans lefoyer ; on n’aperçoit aucun changement dans leur direction ,quoiqu’il soit tout-à-fait impossible qu’il n’y arrive des chocstrès fréquens et très-violens.

Cet argument me semble avoir une grande force pour renversertotalement ce système de l’émanation.

Si les rayons de lumière éinanoient du soleil, avec une aussi

§ rande rapidité , il seroit encore impossible d’expliquer la naturees corps diaphanes d’une autre manière qu’en y supposant despas sages en ligues droites pour que les rayons pussent les tra-verser ; mais comme les rayons peuvent traverser les corps dia-phanes dans tous les sens possibles, il seroit nécessaire que cescorps fussent percés partout en lignes droites ; de sorte que l’onne pourroit pas imaginer une ligne droite , qui ne fut en même-temps un de ces passages pour la lumière j il en résulteroit quela lumière qui compose les corps, ne trouyeroit aucune place ,