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Tome troisième.
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636 HISTOIRE

nelle à la vitesse. Car les lignes CE, CD, excèdent la ligne ACj maiscette somme est la même avant et après le choc, en faisant lesforces proportionnelles aux quarrés des vitesses. Car les quarrésde CE et CD pris ensemble, sont égaux au quarré de AC. MaisMaclaurin, dans la pièce où il combat les forces vives, fait unraisonnement dont conviendront tous ceux qui admettront laforce d’inertie, c’est-à-dire, qui auront une idée saine du mou-vement. La force que perd un corps en agissant sur un autre ,n’est égale à celle qu’il produit dans ce corps , que lorsqu’il tendà le mouvoir suivant la direction selon laquelle il se meut lui-même. Mais lorsqu’il tend à le mouvoir dans une autre direction ,alors il agit et par son mouvement et par sa force d’inertie, quis’oppose au changement de sa direction. Ainsi, le corps A cho-quant et tendant à mouvoir C, suivant la direction CD et nonSuivant AC, agit sur lui et par son mouvement et par la force parlaquelle il résiste au changement de sa direction , parce qu’il nesauroit se mouvoir dans cette direction , sans écarter C de sonchemin.

En effet, le corps A se mouvant suivant AC et tendant à mou-voir C suivant la direction CD,est dans le même cas que si’se mou-vant suivant la ligne AC, un corps ou une force quelconque, dèsqu’il seroit en C, le choquoit selon la direction DC, et tendoit àlui imprimer une vitesse CB ; le corps A changeroit à l’instant dedirection , et se inouvroit suivant CE. Or, on voit aisément quedans ce cas le corps C résiste à ce changement de direction, uni-quement par sa force d’inertie.

J’ajouterai qu’il n’est pas surprenant qu’un corps A , en enchoquant deux autres obliquement, produise dans chacun d’euxdes forces qui, prises ensemble , soient plus grandes que cellequi les a produites. La même chose arrive dans le cas des pres-sions , et un globe A ( Jig . 3i ), poussé dans la direction AC avecune force morte, égale à AC, et pressant les boules D et E fsuivant les directions AH, AG, exerce sur elles deux pressionsparticulières, qui, prises ensemble, sont capables de surmonterle corps A tout seul, pressant selon sa direction et sa forcepropres. On ne doit donc point s’étonner que la force de A ,avant le choc, puisse être plus grande que celle de D et E aprèsle choc.

Les partisans de la nouvelle estimation des forces vives , doi-vent encore à Herman un raisonnement tiré du concours de globesélastiques qu’ils ont fait valoir comme une démonstration irré-fragable de leur sentiment. Qu’on suppose un corps élastiqueM d’une masse comme 1 et avec une vitesse comme 2 , allerà la rencontre d’un autre globe élastique et immobile N , dont lamasse soit 3, l’effet de ce choc sera, selon les lois du mouvement,