638 HISTOIRE
tantôt moins de force après le choc , qu’ü n’en résiulte du produitdes masses par le qwnrré de la vitesse.
On pourroit encore observer, contre ce raisonnement, que lemon veinent du corps M, après la réflexion du corps N, oucelui du corps O , après avoir été choqué par le corps M , se fai-sant en sens contraire du mouvement du corps N, on devroitplutôt soustraire le premier du second , que le« ajouter pouravoir la force totale engendrée par le corps M. Alais nous n’in-sisterons par sur cette'observation,pai ceVju’on peut prétendre qu’iln’est question ici que la force absolue , de quelque côté qu’elles’exerce.
Il n’y a au surplus ici qu’une augmentation de quantité demouvement absolu, phénomène résultant le plus souvent duchoc des corps élastiques ; et cette augmentation est du resteastreinte à la loi générale, découverte par Huvgens ; savoir , qu’ily en a toujours la même quantité vers le même côté : c’est cequ’il aisé de se démontrer dans tous les exemples précédées.
Voici encore un raisonnement auquel la marquise du Châteletattribuoit uue très grande force, en ce que les adversaires desforces vives éludant la plupart des argumens qu’on leur faisoit ,par le motif qu’on négligeoit la considération du temps, il n’ya dans ce raisonnement rien qui prête à ce subterfuge. Soit, dit-on , une boule A dont la masse est 1 et la vitesse 2, et qui choquaavec cette vitesse, et à-la-fois, sous un angle de 6o°, deux autresboules B et C , ayant chacune une masse double de la première.On convient qu’elle leur communiquera, à chacune , une vitesseégale à la moitié de la sienne, ou égale à 1. Voilà donc 4 degrésde niasse inus avec une vitesse 1 , ou 4 degrés de mouvement oude force engendrés par un corps mû avec une vitesse 2. La forceest donc comme le quarré de la vitesse.
Mais quelque force que les partisans des forces vives attribuentà cet argument, il n’en est pas moins, comme les précédées ,susceptible d’une réponse qui l’énerve entièrement ; car on peutlui opposer les mêmes considérations qu’au précédent ; savoir ,que ce n’est que dans cette supposition particulière de massesd’incidence et de vitesse du corps choquant, qu’on trouve laquantité de mouvement quadruple de celle d'un corps de lavitesse.
Lu effet, que le corps choquant, au lieu d’une vitesse doubleen ait une triple, tout le reste étant supposé le même, chaquecorps choqué se mouvra avec une vitesse égale à 1 j. Ainsi ,multipliant chaque corps dont la masse est 2 par sa vitesse acquise1 i-, nous aurons pour les deux 6 de mouvement ou de force,et non 9, comme cela devroit être, si une vitesse triple produisoitUne force qui fût comme son cjuarré.