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Tome troisième.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. V. Liv. III. <k(tamî de Maupertuis pour lequel il faisoit des vers pleins d’éloges ;qui auroit cru que dix ans après, le même homme épousantla querelle de Kœnig porteroit le poignard dans le cœur de sonancien ami, par les plus sanglantes railleries, dans sa diatribedu docteur Àkakia , en ij 5 x.

Voltaire publia en 1741 , et adressa à l’Académie des Sciencesun mémoire intitulé : Doutes sur la mesure des forces motriceset sur leur nature. 11 y adoptoit entièrement l’ancienne mesuredes forces motrices ; on en lit le précis dans Y Histoire de l’A-cadémie , de 1741 , où l’on donne de justes éloges aux idéesde cet homme célèbre, et à sa manière de les présenter.

D’Alembert, dans son traité de Dynamique t publié peu detemps après , ne pouvoit manquer de dire son avis sur une ques-tion agitée avec tant de chaleur; il n’hésite point a déclarerqu’il la regarde comme une pure question de mots.

Quand on parle , dit-il, de la force des corps en mouvement,ou l’on 11’attache point d’idée nette au mot qu’on prononce ,ou l’on ne peut entendre en général, que la propriété qu’ontles corps qui se meuvent de vaincre les obstacle? qu’ils rencontrentou de leur résister. Ce n’est donc ni par l'espace qu’un corpsparcourt uniformément, ni par le temps qu'il employé à le par-courir , ni enfin par la considération simple, unique et abstraitede sa masse et de sa vitesse qu’on doit estimer immédiatementla force ; c’est uniquement par les obstacles qu’un corps ren-contre, et par la résistance que lui font ces obstacles. Plus l’obs-tacle qu’un corps peut vaincre, ou auquel il peut résister estconsidérable, plus on peut dire que sa force est grande ; pourvuque sans vouloir représenter par ce mot un prétendu être quiréside dans le corps , on ne s’en serve que comme d’une ma-nière abrégée d’exprimer un fait, à-peu-près comme on ditqu’un corps à deux fois autant de vitesse qu’un autre, au lieude dire qu’il parcourt en temps égal deux fois autant d’espace,sans prétendre pour cela que ce mot de vitesse représente unêtre inhérent au corps.

Ceci bien entendu , il est clair qu’on peut opposer au mou-vement d’un corps trois sortes d’obstacles , ou des obstaclesinvincibles anéantissant tout-à-fait son mouvement, quel qu’ilpuisse être ; ou des obstacles qui n’ayent précisément que larésistance nécessaire pour anéantir le mouvement du corps, etqui l’anéantissent dans un instant, c’est le cas de l’équilibre.On enfin des obstacles qui anéantissent le mouvement peu-à - peu, c’est le cas du mouvement retardé. Comme les obs-tacles insurmontables anéantissent également toutes sortes demouvemens , ils ne peuvent servir à faire connoître la force:ce n’est donc que dans l’équilibre ou dans le mouvementTome III, JllmmBi