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Tome troisième.
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63 o HISTOIRE

que pour les fluides qui s’écoulent , comme cela arrive ordi-nairement par de petits orifices ; car , lorsque l’orifice est fortgrand, le mouvement du fluide suit une autre loi beaucoup pluscomposée.

A la mort de Pascal, on trouva dans ses papiers un traité del’équilibre des liqueurs , qui fut publié en 166:1. Cet ouvrage,vraiment original, est le premier où les lois de l’hydrostatiqueaient été démontrées en détail, et d’une manière claire et simple,par la voie du raisonnement et de l’expérience , mais il n’y esfpoint parlé du mouvement des fluides. Parmi les auteurs qui ontécrit sur ce dernier sujet, et qui ont mis le théorème de Toricellien usage, Mariotte mérite d’être cité avec distinction ; né avecun talent rare pour imaginer et exécuter des expériences; ayanteu occasion d’en faire un grand nombre sur le mouvement deseaux à Versailles, à Chantilly et dans plusieurs endroits, il com-posa, sur cette matière, un Traité qui ne fut imprimé qu’aprèssa mort, ariivée en 1684; il s’y est trompé en quelques endroits; iln’a fait qu’effleurer plusieurs questions; il n’a pas connu le déchetoccasionné dans le produit d’un ajutage , par la contraction àlaquelle la veine fluide est sujette, lorsque cet ajutage est percédans une mince paroi. Malgré ces défauts, son ouvrage a étéfort utile, et il a beaucoup contribué aux progrès de l’hydrau-lique-pratique, qui se réduit à l’art de conduire les eaux , et deles faire servir au mouvement des machines. Cet art a dû êtrecultivé , de tout temps, pour le besoin qu’on en a tôt jours eu,et les anciens y ont peut être autant excellé que nous, à en jugerpar ce qu’ils nous ont laissé dans ce genre.

Mais l’hydrodynamique étoit bien plus difficile ; Newton entre-prit de démontrer la règle de Toricelli, dans le second livre desPrincipes mathématiques qui parurent en 1687; mais il fautavouer que c’est l’endroit le moins satisfaisant de ce grand etbel ouvrage. Si l’on considère une colonne d’eau qui tombe libre-ment dans le vide, il est aisé de se convaincre qu’elle doit prendrela figure d’un conbide formé par la révolution d’une hyperboledu quatrième ordre autour de l’axe vertical ; car la vitesse dechaque tranche horizontale,est d’un côté comme la racine quarréede la hauteur d’où elle est descendue, et de l’autre elle doitêtre, par la continuité de l’eau, en raison inverse de la largeurde cette tranche, et par conséquent en raison inverse du quarréde son rayon ; d’où il résulte que la portion de l’axe ou l’abscissequi représente la hauteur est en raison inverse de la quatrièmepuissance de l’ordonnée de l’hyperbole génératrice. Si donc on sereprésente un vase qui ait la figure de ce conoïde, et qui soitentretenu toujours plein d’eau, et qu’on suppose le mouvementde l’eau parvenu à un état permanent, il est clair que chaque

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