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étant probablement indépendantes des pressions , elles cessentd’être sensibles. C’est là la raison pour laquelle il a toujourstrouvé plus d’exactitude dans les essais , où la surface de contactest très-petite , que dans ceux où la surface de contact est deô pieds; c’est ce qui, jusquà présent, a dû jeter de l’incer-titude sur les essais fait en petit.
Les rapports moyens du frottement à la pression donnés parles expériences faites par Coulomb sur différentes espèces debois sont en résultat.
Chêne contre chêne, 0,48.
Chêne contre sapin , o, 6 5.
Sapin contre sapin , o,56.
Orme contre orme, 0 , 47 .
Dans toutes les expériences qui précèdent, le frottement sefaisoit suivant le fil du bois. Coulomb a essayé de déterminer lefrottement en posant les règles attachées au traîneau par le tra-vers du traîneau ; le {il du bois des règles se trouvant former unangle droit avec le fil du bois du madrier dormant : il a résultéde ces expériences qu’à égalité dépréssion et de surlace le frot-tement parvenoit à sa limite dans un temps plus long que lorsqueles bois glissoient suivant le fil, et que parvenu à sa limite ,il se trouvoit moindre que dans le premier cas, et cependanttoujours proportionnel à la pression.
Malgré la grande différence des pressions le rapport du frot-tement à la pression est sensiblement constant et égal à 0,26 ,et le frottement du chêne , lorsque le fil du bois se croiseest au frottement suivant le fil du bois comme 0,26 est à 0,4'd.
Le cit. Coulomb passant aux expériences sur le frottemententre les bois et les métaux après un certain temps de repos,observe, d’abord que l’accroissement des frottemens y marchetrès-lentement, relativement au temps de repos. Les variationssont quelquefois à peine sensibles après 4 ou 5 secondes. Hst rare que le frottement ait acquis son maximum avant quatreou cinq heures de repos, quelquefois même il n’y est pas par-venu après cinq ou six jours.
Pour le fer et le chêne sans enduit intermédiaire , le rapportmoyen du frottement à la pression déduit de ces expériences ,est, après quatrejours de repos, égal à 0,2 , à peu de chose près.
Le cuivre glissant sans enduit sur le chêne donne des résultatsanalogues à ceux du fer glissant sur le même bois. Il paroîtmême que les accroissemens du frottement, relativement au tempsde repos, marchent plus lentement pour le cuivre que pour lefer ; parvenu à son maximum , le rapport du frottement à lapression est à-peu-près égal à 0,18. Il donne aussi les frotte-rnens du fer contre le fer , 0,28, et du fer contre le cuivre, 0,26.