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Tome I.
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CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES.

il

• grand nombre de vérités répandues dans ses écrits , assure, d’après des} principes trop absolus, que l’augmentation des impôts ne porte aucune>: atteinte à la production et à la consommation d’un pays L Or le fait prouve| constamment contre lui, à moins qu’il ne se rencontre des circonstances| plus favorables encore à la production, que l’impôt ne lui est contraire.

! Quelles interminables discussions ne se sont pas élevées en Angle-terre sur le revenu des terres ( rent of land) ! 11 semble quelquefois queles économistes politiques écrivent uniquement pour se converti]- les uns| les autres, ou pour se prouver réciproquement qu’ils ont tort. D’autres| auteurs encore ne combattent personne ; ils se contentent de révéler auI monde leur doctrine ; mais c’est avec un dénuement si complet d’applica-| tions, c’est avec un style tellement amphigourique, que, lorsqu’on veut| comprendre leur pensée, il faut la traduire en termes simples; et quand| cette traduction est faite, on s’aperçoit que la pensée ne valait pas lai peine d’être exprimée.

Tout cela fait croire que les livres qui s’occupent des intérêts les plus; chers du corps social, distillent nécessairement l’ennui. Ces écrivains' usent leur temps, et quelquefois d’éminentes facultés, sur des points qui,au fond, ont beaucoup moins d’importance qu’ils ne leur en attribuent ; etils négligent les plus utiles développements de l’économie des nations. Ilsdonnent lieu, aux ennemis-nés de tout progrès, de dire que Ton ne peutavoir aucune confiance à des doctrines vagues ou sur lesquelles on nepeut se mettre d’accord. On serait bien malheureux si les vérités usuelleset importantes de cette science ne pouvaient être établies qu’au moyende tout cet échafaudage d’arguments.

Au reste,Analgré la diversité des avis sur beaucoup de points, les dé-tracteurs de l’économie politique seront toujours forcés de convenir que

Î les écrits des auteurs qui ont fait preuve de quelque instruction , tendenttous à prouver que le respect des propriétés, la liberté d’industrie, la fa-cilité des communications, sont favorables à la prospérité des États; queles capitaux sont un instrument nécessaire à la production des richesses;

| qu’ils ne consistent pas essentiellement dans les monnaies; que ce n’estI pas au fond avec de l’or et de l’argent qu’on achète les objets dont on a| besoin, mais bien avec d’autres produits ; que les consommations mal en-' tendues, c’est-à-dire celles qui ne servent ni à la reproduction, ni à la sa-tisfaction d’un besoin véritable, sont un mal ; que les richesses publiques

’ Trinciples of pnlitical Economy and Taxation , 3 e édit., page 273.