CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES;
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sont de même nature que celles des particuliers; que la prospérité d’un .État, loin d’être nuisible aux autres États, leur est favorable, et une fouled’autres vérités qui, placées maintenant hors de l’atteinte du doute,exercent déjà une remarquable influence sur le sort des nations, surcelui des particuliers, et reçoivent tous les jours une nouvelle sanctionde l’expérience.
Il convient maintenant de réduire à leur juste valeur quelques autresobjections où l’on ne se contente pas d’attaquer l’une ou l’autre des doc-trines de l’économie politique, mais cette science elle-même tout entière;Trop de personnes, avant d’appeler en témoignage les notions (pion ypuise, se bâtent de la condamner sur de simples allégations.
Je ne m’arrêterai pas à celles qui sont dirigées par le fanatisme et lespassions politiques. Toute espèce de lumière doit leur porter ombrage,et tous moyens pour dominer leur sont bons. Laissons naître et mourirleurs diatribes, dans les feuilles, dans les pamphlets voués à l’ignoranceet au mauvais sens, mais dissipons les craintes de quelques âmes honnêtesqui ont cru que cette science détournait trop les esprits de je ne saisquelle perfection idéale et mystique, pour les ramener vers les intérêtsterrestres et mondains.
Que l’économie politique ne s’occupe que des intérêts de celte vie, c’estune chose évidente, avouée. Chaque science a son objet qui lui est propre.L’objet de celle-ci est d’étudier l’économie sociale, dans ce monde, et tellequ’elle résulte de la nature de l’homme et des choses. Si elle sortait dece monde, ce ne serait plus de l’économie politique, ce serait de la théo-logie. On ne doit pas plus lui demander compte de ce qui se passe dansun monde meilleur, qu’on ne doit demander à la physiologie comments’opère la digestion dans l’estomac des Anges. Mais on a tort de dire quela tête courbée vers la terre , elle n'estime que les biens qu’elle donne et lesvaleurs qu'y ajoute l'industrie'. Elle estime tous les biens dont la jouis-sance est accordée à l’homme ; elle regarde la santé, la paix de l’àme,l’attachement de nos proches, l’estime de nos amis, comme des biens pré-cieux, et applaudit aux efforts que l’on fait pour les obtenir; toutefoiselle ne soumet à une appréciation scientifique que les biens susceptiblesd’avoir une valeur d’échange, parce que ce sont les seuls auxquels leshommes attachent, dans le sens propre, le nom de richesses; les seuls
1 Lanjuinais, Constitution (te tous les peuples, tome 1 er , page 127.