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Tome I.
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DES INSTRUMENTS I)E L’INDUSTRIE.

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des élables, des clôtures, des améliorations en un mot ; ces choses, quisont des produits de l’industrie, sont jointes, sont unies au fonds naturelapproprié, mais elles forment un capital. Ces deux fonds, quoique diverspar leur origine, appartiennent ordinairement au même propriétaire qui,par là, se trouve à la fois propriétaire foncier et capitaliste.

Quant aux outils, aux instruments de labourage, aux bestiaux, et autresobjets mobiliers qui servent à l’exploitation d’une entreprise rurale, quel-quefois celte portion du capital fait partie des propriétés du propriétairefoncier; quelquefois elle fait partie du capital de l’entrepreneur, c’est-à-dire du fermier.

Plusieurs personnes, sans doute prévenues de l’idée qu’un capital n’estqu’une somme d’argent, ne concevront pas pourquoi j’applique ce nomà des bâtiments, à des machines, à des matières premières, à des bestiauxpropres à l’industrie. Je me réserve de le leur faire comprendre en leurexpliquant la nature et l’emploi des capitaux, qui méritent un article àpart; mais dès à présent, elles peuvent concevoir qu’une somme de valeurspeut conserver sa même valeur, quelle que soit la transformation qu’onlui fasse subir par des échanges; et par conséquent, qu’une valeur capi-tale qui résidait hier dans vingt sacs d’argent, peut résider aujourd’huidans une maison, dans des outils, dans des marchandises. C’est pourquoi,du moment que celte valeur réside dans des objets employés à une opé-ration productive, je la nomme un capital, quels que soient les objets danslesquels elle réside.

L’industrie ue peut rien sans scs instruments, et ses instruments de-meureraient inutiles, s’ils n’étaient mis en action par l’industrie. Ces deuxmoyens de production deviennent-ils nuis, lorsque le hasard ne les réunitpas dans les mêmes mains?

Vous savez fort bien, messieurs, que non : un propriétaire de terre quiest ou enfant, ou vieillard, ou femme, ou qui ne veut pas faire valoir sonbien, l’afferme.

Le possesseur d’un capital qui manque de talent ou d’activité, d’indus-trie en un mot, le prête.

Enfin un homme qui n’a que sou industrie, loue une terre, ou emprunteun capital; et, par tous ces moyens, sont mis entre les mains de l’indus-trie les instruments qui lui sont nécessaires, ceux qui sont propres à sonbut propres à la production qu’elle se propose.

Un homme qui, comme le simple ouvrier, n’a qu’une capacité indus-