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Tome I.
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ÉCHANGE DES FRAIS CONTRE LES PRODUITS.

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J’ai remarqué que les discussions interminables auxquelles on se livrequelquefois sur des sujets d’économie politique, comme par exemple surla nature des valeurs, viennent toujours de ce qu’on a des idées peunettes sur les notions les plus élémentaires. Tout s’aplanit aisément pourquiconque veut prendre la peine d’y recourir fréquemment 1 .

CHAPITRE IX.

Do l’échange des frais de production contre des produits, et de ce qui constitueles progrès industriels.

Les fonds productifs concourent à la création des produits par unecertaine action, par un travail qui leur est propre.

Le fonds industriel (qui se compose, comme vous savez, des facultéspersonnelles des travailleurs) agit, sert, rend un service quand l’hommeindustrieux travaille. C’est alors que ses forces, ses talents, sont mis enoeuvre, et par leur action concourent à la création d’un produit.

Quant à l’action, au travail des instruments de l’industrie, quoiquemoins évident, il n’est pas moins réel. On fait travailler un capital lors-qu’on l’emploie dans des opérations productives ; et, s’il ne travaille pas,s’il demeure oisif, il n’aide en rien à la production, il ne produit pas.

Ne peut-on pas faire exactement la môme observation sur un fonds deterre? Si on le fait travailler, il produit; s’il demeure oisif, il ne produitpas : c’est une terre en friche.

Il y a donc, dans la production , un service rendu par l’industrie quiest le travail de l’homme ;

Un service rendu par le capital, qui est le travail auquel on oblige cetinstrument ;

Et enfin, un service rendu par le fonds de terre, qui est le travail du sof^

Nommons services productifs ces différents services, puisque c’est grâceà eux qu’un produit sort d’un fonds productif ; et nous les distinguerons en

' J’ai senti la nécessité de dresser ce tableau, à la suite des discussions trèslongues qui se sont élevées entre David Ricardo et moi, soit de vive voix, soitpar lettres, après que, dans ses Principes de l'économie politique et de l’Impôt ,il eut blâmé la définition que je donnais du mot valeur. Ces mêmes discussions,en m’obligeant à travailler de nouveau ces premiers principes, m’ont fourni lesmoyens de les présenter avec plus de clarté peut-être qu’on ne l’a jamais fait.

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