ECHANGE DES FRAIS CONTRE LES PRODUITS.
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que le prix courant de toutes choses. Or, le prix courant de tons les ser-vices productifs nécessaires pour la confection d’un produit, compose ceque nous appellerons les frais de production de ce produit.
Le concours de l'entrepreneur dans l’opération productive, est un con-cours nécessaire , et sans lequel le produit n’aurait pas lieu. Tous les élé-ments d’une fabrique de papier existeraient, que si un fabricant ne seprésentait pas, tous ces éléments désunis ne feraient point de papier.Mais nul entrepreneur ne prendrait la peine de réunir ces éléments éparset de courir les risques de cette fabrication, s’il ne prévoyait pas que leproduit qui en résultera doit être suffisant, non-seulement pour lui rem-bourser ses avances, mais pour lui donner en outre un profit qui sera lesalaire de son temps, de ses talents, de ses peines. Quand l’évènement luiprouve qu’il se trompe, il ne continue pas l’entreprise. Si le travail del’entrepreneur est indispensable, et s’il est nécessairement payé, danstoute entreprise qui se soutient, il faut considérer son bénéfice comme un: des frais de l’entreprise, comme une des dépenses indispensables pour'qu’un produit soit créé.
Veuillez donc vous rappeler, messieurs, que, lorsque je vous parleraides frais de production d’un produit quel qu’il soit, j’entends y comprendrele profit de l’entrepreneur, aussi bien que celui de ses ouvriers, aussi bienque l’intérêt de son capital, aussi bien que le loyer de son terrain, si sonentreprise l’oblige à louer un terrain 1 .
Maintenant, je puis aller en avant cl vous dire que la production doit êtreconsidérée comme un grand échange dans lequel les producteurs (qui peu-vent tous être représentés à nos yeux par Xentrepreneur d'industrie qui réu-nit en ses mains tous les moyens de production d’un produit quelconque),dans lequel les producteurs, dis-je, donnent leurs services productifs
1 Je supplie le lecteur de, me pardonner ces analyses rigoureuses. On verraplus tard combien elles facilitent la solution des problèmes les plus épineux. Iln’est permis de confondre les parties dont se composent les choses, que lorsqu’onest assuré de les retrouver aisément au besoin. Pour étudier un pas de danse,il est indispensable d’étudier une à une les parties dont il se compose, et cen’est qu’après qu’on s’est assuré la possibilité de les exécuter séparément, qu’ilest permis d’en effacer les séparations, et d’en composer l’ensemble d’une danserapide et gracieuse. Les personnes qui parlent ou écrivent sur l’économie poli-tique, n’ont nullement besoin de rappeler ces analyses, mais il faut qu’on s’aper-çoive qu’elles les connaissent.