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PREMIÈRE PARTIE. — CHAPITRE X.
des systèmes économiques sans les fonder sur la valeur échangeable deschoses, se sont jetés dans des divagations. De là, l’importance que vousm’avez vu mettre, dès en commençant, à fixer nos idées relativement àla valeur.
On verra bientôt que, pour tirer parti des secours gratuits de la nature,il faut des capitaux dont le concours n’est pas gratuit. La production estle résultat composé de ces deux actions jointes à celle de l’industrie quin’est pas gratuite non plus. Mais, s’il faut payer le concours d’un capitalet d’un travail industriel, pour jouir, par exemple, des produits d’unemachine à vapeur, la machine fournil beaucoup plus d’utilité que le mêmecapital et le même travail n’en pouvaient fournir sans elle; et c’est cetexcédant dont on est redevable à l’action gratuite de la force naturelle.
Remarquez, je vous prie, que lors même que le prix du produit qui enrésulte tombe au niveau de ses frais de production, et que le producteurne gagne rien de plus, le gain n’en est pas moins acquis pour l'homme ;seulement alors le gain est obtenu par l’homme consommateur au lieu del'être par l’homme producteur.
Ces principes élémentaires sont d’une haute importance. Ils ne reposentpoint sur des discussions métaphysiques, mais sur des faits. On peut blâ-mer la manière dont je les présente ; on ne saurait eu contester la réalité.Ouant aux applications dont ils sont susceptibles, elles sont innombrables.Vous verrez les lumineuses conséquences que nous en tirerons relative-ment au commerce extérieur ; car les échanges qu’une nation fait avecl’étranger ne sont que des moyens de se procurer des objets de consom-mation aux moindres frais possibles, c’est-à-dire d’obtenir des produitsétrangers en les payant avec d’autres produits qui nous coûtent moins àproduire que ceux que nous acquérons indirectement par le commerce.C’est en cela que consiste essentiellement l’avantage que le commerceétranger nous présente.
Mais ees mêmes principes n’acquerront tout leur développement qu’aumoment où je traiterai du prix des choses, des règlements de l’autorité,etc. Car toute l’économie de la société est destinée à passer sous vos yeux.
CHAPITRE X.
De la nature et de l’emploi des capitaux.
Jusqu’ici, en parlant des capitaux, je n’ai fait, pour ainsi dire, que les