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PREMIÈRE PARTIE.
CHAPITRE XIII.
par nos auteurs comme trop invraisemblables. Une industrie plus géné-ralement répandue et mieux protégée par l’administration, ne permet plus,si ce n’est dans des cas bien rares et pour peu de temps, de cacher destrésors. Et, ce qui montre la supériorité de notre époque sur les tempsantérieurs, nous avons eu des guerres civiles, des invasions étrangères,qui n’ont causé que des enfouissements passagers. Pourquoi? C’est queles chefs des nations, comme les individus, sont persuadés que le défautde sécurité n’est pas moins funeste aux gouvernants qu’aux gouvernés :où les gouvernés ne gagnent rien, les gouvernants gagnent peu de chose.De quelques nations qu’ils fussent, sous quelque bannière politique qu’ilsse ralliassent, ils ont tous travaillé, de notre temps, à faire renaître laconfiance et le bon ordre aussitôt que la tempête a été calmée. C’est ungrand progrès. Il n’y a que des déprédations prolongées et organiséesqui fassent fuir ou cacher les valeurs capilales d’une manière fatale à laproduction ’.
CHAPITRE XIII.
De la formation des Capitaux.
Nous avons observé les fonctions des capitaux dans les opérations pro-ductives; ou plutôt nous avons vu que, sans capitaux, il n’y a point de pro-duction. C’est un instrument nécessaire de l’industrie. Il est bon de savoircomment on se le procure, de quelle manière il se forme.
* Si l’auteur eut été témoin de la révolution de 1848 et des suites qu’elle aentraînées, il aurait pu y puiser des exemples frappants à l’appui de ce qu’il en-seigne dans ce chapitre. Le défaut de sécurité n’a pas manqué de produire soneffet habituel, en paralysant des capitaux que jusqu’alors le crédit faisait passeraux mains des producteurs capables de les mettre en valeur, et il en est ré-sulté un appauvrissement général, qui cependant n’avait au premier momentrien de réel, puisqu’il n’était pas amené par une perte réelle de richesse. Mais ilaurait pu ajouterque si, de nos jours, on cache moins de trésors, les facilités sontdevenues plus grandes pour le mouvement des capitaux. On les exporte avecfacilité et ils vont chercher les lieux où ils trouvent de bons placements. Malheuraux pays qui ne donnent pas de sécurité aux entreprises ! ils voient fuir de chezeux la richesse et les outils puissants qui servent à la produire. {Noie de l'édi-teur.)