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Tome I.
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PREMIERE PARTIE. — CHAPITRE XVI.

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(ludions où la division des travaux peut être introduite avec succès, nousdevons connaître, avant tout, les causes qui restreignent ou étendent lesmarchés.

Un produit dont le transport est difficile et coûteux (difficile et coûteuxen économie politique est un pléonasme : ces deux mots signifient la mêmechose; si je les emploie ensemble, c’est uniquement pour montrer qu’il nefaut pas séparer les idées qu’ils présentent); un produit dont le transportest difficile et coûteux, ne saurait avoir pour consommateurs que les ha-bitants des cantons peu éloignés du lieu de la production. Les poteries,surtout les poteries communes, sont lourdes en proportion de leur valeur;elles ne se transportent jamais par terre à une fort grande distance. Aussivoyez-vous, en général, que chaque province a scs poteries communes quilui sont propres; mais aussi, quand le pays parvient à se procurer desmodes de transport plus économiques en rendant les rivières navigables,en creusant des canaux de navigation, etc., il est mis plus à portée dejouir des avantages attachés à la division des travaux.

Le moins dispendieux des moyens de transport est le transport par mer ;c’est aussi celui qui atteint le plus loin. Faut-il être surpris que les paysles plus favorablement posés auprès de la mer soient ceux qui ont lespremiers, non-seulement fait le commerce, mais cultivé avec succès lesautres arts industriels ? Leur marché s’étendait assez facilement pour qu’ilspussent tirer avantage de la division du travail.

C’est ainsi que les premiers grands exemples d’industrie et de civilisationse rencontrent chez les nations qui entouraient autrefois la Méditerranée,mer très favorable aux premiers essais du grand art de la navigation, ence qu’elle existe dans un beau climat, et qu’elle est assez resserrée pourqu’à une époque où l’aiguille aimantée n’était pas connue, on ail pu yentreprendre de longues navigations, sans perdre les côtes de vue.

Quand la boussole a clé découverte, un bien plus grand nombre de paysont pu perfectionner leur navigation et étendre leur marché. Des Heuresnombreux, des côtes découpées en HollandeetenÀngleterre,ontpermisdecharger des marchandises qui provenaient des parties intérieures du pays.Enfin, les canaux de navigation ont achevé de lier l’intérieur dès terresavec les ports de mer, et par conséquent avec toutes les côtes de l’univers.L’industrie et la population de la ville de Manchester ont triplé depuis queles canaux du duc de Bridgewaler ont lié celte ville avec le port de Liver-pool. Des observations analogues ont été faites dans d'autres villes inté-rieures de l'Angleterre, à Birmingham, à Leeds, et ailleurs. Jamais, dans