Band 
Tome I.
Seite
201
JPEG-Download
 

RÉVOLUTION DANS L’INDUSTRIE DU COTON.

201

182t à 1825, ont consommé annuellement 155 millions de livres de coton.Or, si 26 millions de livres occupaient 352,000 ouvriers, 155 millions delivres doivent en occuper au-delà de deux, millions, nombre véritablementprodigieux dans une île qui ne contient, outre les moteurs aveugles, que15 millions d’habitants. Mais, en supposant même un peu d’exagérationdans les données fournies par les statisticiens d’Angleterre, on ne pour-rait manquer de reconnaître qu’un accroissement considérable de travailhumain a accompagné l’invention de machines destinées à le suppléer.Encore, dans le nombre de personnes employées au coton, ne compre-nons-nous ici ni les matelots, ni les voituriers qui servent à ce commerce,ni les industrieux de tous genres, négociants, commis, courtiers, indien-neurs, teinturiers, mécaniciens, détaillants, etc., qui s’en occupent chacunà leur manière.

Si l’on avait des documents sur la quantité de livres de colon fabri-quées en France avant l’introduction des mécaniques, et si l’on pouvait lacomparer avec ce qui s’en est fabriqué dspuis, on trouverait probable-ment des résultats analogues. Le relevé des douanes de 1825 porte à24,667,312 kilogrammes, la quantité de colon importé en France pen-dant cette année-là, réexportation déduite, et non compris la contre-bande ou plutôt l’excédant des déclarations incomplètes 1 .

D’après les mêmes bases qui nous ont fait évaluer la quantité d’ouvriersque le coton occupe en Angleterre, cette quantité de kilogrammes suppo-serait en France 728,000 personnes employées au coton. Je ne pense pasqu’il y en ail autant; mais, quand nous devrions réduire ce nombre àmoitié, il est probable qu’il excéderait encore de vingt fois le nombre desouvriers qui pouvaient être employés autrefois dans la même matière.

On peut donc affirmer hardiment que les machines expéditives pour

lions de livres. En 1849, elle s’est élevée à plus de 650 millions de livres, laproduction totale du coton filé à près de 570 millions, et l’exportation de ce mêmeproduit à 150 millions. (Note de l'éditeur.)

Les données suivantes, sur les quantités de coton mises en consommationen France dans ces dernières années, pourront donner une idée des progrès dela fabrication.

En 1830 — 29,260,433 kilogrammes.

En 1833 — 35,609,819 d».

En 1836 — 44,331,604 d».

En 1849 - 83,698,031 d”.

(Noie de l'éditeur.)