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Tome I.
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DEUXIÈME PARTIE, — CHAPITRE It

par Ricardo, exactes quant au fond, ne sont pas neuves, quoiqu’elles dé-cèlent souvent une sagacité peu commune, et soient revêtues d’une heu-reuse expression. A l’égard des conséquences que l’auteur en tire, il mesemble que ce sont des abstractions qui n’apprennent rien et ne sont passusceptibles d’applications utiles. J’avoue que je n’ai pas vu là-dedanscelle soi-disant découverte dont quelques écrivains ont fait tant de bruit ’.Tout en faisant le plus grand cas du mérite personnel de Ricarde, enregardant comme très précieux les développements qu’il a donnés à ungrand nombre de vérités économiques, et quoique ayant moi-même beau-coup profité de ses vues lumineuses sur la théorie des monnaies, je nepeux souscrire à toutes ses doctrines, et crois qu’il a quelquefois conclules faits de ses raisonnements, au lieu de remonter, par l’analyse et leraisonnement, des faits à leurs causes.

D’autres publicistes, voulant prouver que le propriétaire foncier lui-même ne doit rien aux forces productives du sol, ont prétendu qu’un fondsde terre ne valait que par son défrichement, et que le fermage n’était ja-mais que l’intérêt d’un capital avancé. Lorsqu’un homme, disent-ils, a toutà la fois de l’argent à placer et des terres à mettre en culture, quel est soncalcul? II estime ce qu’un défrichement, une amélioration, un bâtimentd’exploitation pourront lui rapporter. Si le rapport lui donne simplementl’intérêt de son avance, et même à un taux modéré, il préfère ce placementa tout autre, parce qu’il le regarde comme le plus solide de tous ; et commeun semblable raisonnement a dû être fait à toutes les époques, on n’a ja-mais considéré le revenu foncier que comme l’intérêt d’un capital, et lefonds de terre lui-même autrement que comme un capital engagé.

Ce raisonnement assez spécieux n’a pourtant quelque fondement quelorsque la demande des produits agricoles ne s’élève pas au point dedonner une valeur aux forces productives du sol, indépendamment duprix qu’elle met à l’action des capitaux et de l’industrie qui le sollicitent.

' M. Mac Culloch a été jusqu’à dire que les recherches de David Ricardo ontété les plus importantes et les plus fondamentales qu’on ait faites dans la sciencede la distribution des richesses. Tliis is of ail olhcrs lhe most important, as il islhe most radical inquiry, in lhe science of lhe distribution of wealth. (Encyclop.Britan., art. Volilical Economy). Le même auteur, en raison de cela, a repré-senté l’apparition, en 1817, de l’ouvrage de Ricardo cité plus haut comme for-mant une ère nouvelle el mémorable dans l'hisloirc de la science. {A discourscon lhe science of polilical economy , page 65.’