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Tome I.
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DEUXIÈME PARTIE.

CHAPITRE XVI.

moyen de communication, si l’on savait en écarter les inconvénients Lesvoyageurs rapportent qu’à la Chine, sur les rivières qui traversent lesvilles et dans les environs, la multitude des embarcations ne peut se com-parer qu’à la foule des voitures et des chars de toute espèce qui remplissentnos rues. Serait-ce que les rivières de ce pays-là présentent moins d’obs-tacles à vaincre? ou plutôt que le gouvernement chinois rend, à ses frais,les rivières navigables, ainsi que les canaux , et les entretient dans unétat constant de réparation pour que les administrés tirent parti de cemoyen puissant de prospérité?

Lorsque la navigation des rivières présente des difficultés insurmon-tables, on y supplée par des canaux latéraux qui empruntent leurs eauxde la rivière, et qui suivent ses bords. Les bateaux n’y sont pas exposésaux mêmes dangers que sur la rivière, et ils sont traînés en remontant eten descendant avec la même facilité.

Enfin, les canaux à point de partage et à écluse permettent de con-duire la navigation sur des terrains élevés, et de faire passer les bateauxdu bassin d’une rivière dans le bassin d’une autre rivière. Tous ces moyensde transport, employés selon les localités et les besoins, sont des amélio-rations dans les procédés du commerce, par la raison que je vous ai dite,qu’ils opèrent la production à moins de frais, et procurent un échangeplus avantageux de nos services productifs contre des produits'.

Si l’emploi de ces moyens est une conquête pour la production, tout cequi restreint ou contrecarre leur emploi estunc perte pour la production,pour la richesse du pays. Je connais un pays où chaque autorité localepeut inquiéter le navigateur de l’intérieur. Il est soumis aux maires descommunes qu’il est obligé de traverser, aux préposés de, la police desfleuves et des canaux, aux préposés des contributions indirectes, aux in-génieurs civils et militaires. Les mesures pour la réparation des canauxet des rivières ont à subir des formalités si nombreuses, elles sont si malprises, et conduites avec une négligence telle, que la navigation est in-terrompue souvent plusieurs mois de suite ; les négociants, rebutés par

1 II est assez singulier qu’on ait continué d’imposer, en France, aux marchan-dises voyageant sur les voies fluviales, des droits de navigation qui renchérissentles transports, en même temps qu’on jugeait nécessaire de livrer gratuitementau roulage l’usage des routes de terre, dont l’entretien est cependant beaucoupplus dispendieux pour l’Etat. (Noie de l’éditeur. 1