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Tome I.
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DES BORNES DE LA PRODUCTION.

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cant de papier n’en eût pas alors vendu une feuille. Pourquoi mainleuanlne peut-il suffire aux demandes? Parce que le canton s’est peuplé d’habilesproducteurs, et que non-seulement les agriculteurs des districts environ-nants, mais les maîtres de forges, les fileurs de laine et de coton, les en-trepreneurs de verrerie qui sont à Piltsbourg, et les nombreux voyageursqui le traversent, ont tous besoins de se pourvoir de papier et produisentde leur côté de quoi payer ce produit.

Ce n’est doue que relativement à l’époque où l’on se trouve, qu’un cer-tain produit en particulier peut être trop abondant pour les besoins d’unpays. A mesure que l’industrie s’étend, que les capitaux s’accumulent, lapopulation devient plus nombreuse et mieux pourvue, jusqu’à un degréque nous allons tâcher d’assigner.

CHAPITRE III.

Des bornes de la production.

Une conséquence nécessaire du chapitre qui précède, paraît être qu’iln’existe aucune borne assignable aux productions qui peuvent naître del’industrie et des capitaux d’un pays ; en effet, si tous les produits peuvents’acheter les uns par les autres, s’ils ne peuvent même s’acheter que decelle manière, il semble qu’on en peut conclure la possibilité qu’ils trou-vent tous des acheteurs, quelle qu’en soit la quantité. Aussi, a-t-on vus’élever sur ce point de graves controverses.

Peut-être, de part et d’autre, n’a-l-on pas assez réfléchi à la valeur dumol produit. Un produit n’est pas seulement une chose pouvant servir auxbesoins de l’homme, absolument parlant. C’est une chose dont Futilité vautce qu’elle coûte'.

En effet, si pour produire un objet qui, relativement au service qu’il peutrendre, ne vaut pas au-delà de 5 francs, vous êtes obligé de consommer,

’ Il n’était pas possible de faire concevoir, dès le commencement, ce caractèreessentiel d’un produit; car il fallait que le lecteur eût auparavant l’idée de ce quicompose les frais de production, qui sont le prix originaire dont on acquiert lesproduits. C’est un exemple qui confirme ce que j’ai dit dans les Considérationsgénérales qui ouvrent ce cours, sur l'inutilité des définitions qu’on donne de primeabord.