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Tome I.
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506 QUATRIÈME PARTIE. - CHAPITRE II.

; lumières répandues, remarquez que je ne dis pas le plus de savants. Il yj a beaucoup de lumières dans un pays, il y en a immensément, quand cha-î cun y connaît bien ce qui doit l’intéresser, quand il connaît les causes de; ce qui lui arrive, quand il prévoit les conséquences de ce qu’il fait. Comme' chacun alors dirige ses travaux, ses recherches, ses pensées, celui-ci vers; un objet, celui-là vers un autre, si chacun en particulier sait de la chosedont il s’occupe tout ce qu’il est possible d’en savoir, la nation entière saittout ce qu’il est utile de savoir en tout genre, bien que chaque individuen particulier ait des connaissances bornées. Voilà ce que j’appelle unenation éclairée.

Lebon sens est la conséquence des lumières. Lorsqu’on n’agit qu’avecconniissance de cause, lorsqu’on ne s’imagine connaître un objet qu’aprèsl’avoir bien observé, on applique habituellement un jugement net et sainà l’exercice de sa profession ; et comme cette bonne habitude rectifie pardegrts le jugement sur d’autres points, les conséquences en sont immensespour l’amélioration et le bonheur des nations.

Il n’est aucun peuple des progrès duquel on doive désespérer, pourvuqu’il veuille améliorer son existence. Pour les nations considérées enmasse, ce sont les besoins qui leur manquent plutôt que les moyens de lessatisfaire. Ce sont des besoins graduellement croissants qui ont fait d’unpays sauvage, comme I’île d’Albion, dont les habitants se tatouaient le vi-sage du temps de César, un pays civilisé comme l’Angleterre. Après qu’onest parvenu à satisfaire les besoins des familles par le moyen de l’indus-trie , on éprouve des besoins de nation, si je peux ainsi m’exprimer. Onveut améliorer sa position sociale. Pour y parvenir, on apprend quel butune nation doit se proposer dans son intérêt, et quels sont les meilleursmoyens de parvenir à ce but. De là le perfectionnement des institutions.

Nous allons chercher à apprécier celles qui sont favorables ou contrairesà l’étonomie, au bien-être des sociétés.

CHAPITRE IL

De l’influence du droit de propriété.

Le droit de propriété est la faculté exclusive garantie à un homme, à uneassociation d’hommes, de disposer à leur fantaisie de ce qui leur appartient.Le philosophe spéculatif recherche quels sont les vrais fondements du