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Tome I.
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QUATRIEME PARTIE. - CHAPITRE II.

« s’absorbe, mais où du moins l’individu échappe à la main rapace du« despotisme qui s’égare dans la foule.... Tandis qu’en d’autres pays les« villes sont en quelque sorte le regorgement des campagnes, la elles ne« sont que l’effet de leur désertion.... Les chemins dans les montagnes sont« très pénibles, parce que les habitants, loin de les adoucir, les rendent« scabreux, afin, disent-ils, d’ôler aux Turcs l’envie d’y amener leur ca-« valerie....

« Le pacha-peut s’applaudir de pénétrer aux sources les plus profondes« de l’aisance par la rapacité clairvoyante des subalternes ; mais qu’en« arrive-t-il? Le peuple, gcné dans la jouissance des fruits de son travail,« restreint son aetivilédans les bornesdes premiers besoins. Lelaboureur« ne sème que pour vivre ; l’artisan ne travaille que pour nourrir sa fa-rt mille. S’il a quelque superflu, il le cache soigneusement. »

« En Circassie,dit un autre voyageur (le docteur Clarke), le cultivateur,« pendant qu’il répand son grain sur la terre, et le moissonneur lorsqu’il« récolte, sont armés, afin derésister aux attaques soudaines auxquelles« ils sont exposés. Le fusil et le sabre ne sont pas moins indispensables à« l’agriculture que la charrue et la faueille. »

Là où la propriété n’est pas assurée, les capitaux cessent d’être pro-ductifs, demeurent oisifs et dépérissent de même que les terres, de mêmeque les facultés industrielles. Un capital ne peut pas servir obscurément.Pour le faire produire, il faut le mettre en évidence, le transformer en bâ-timents d’exploitation, en outils et métiers pour les arts, en main-d’œuvrequi alimente un grand nombre d’ouvriers. Tous ces emplois ne peuvents’effectuer qu’au grand jour; ils frappent les regards; ils montrent auxmauvais gouvernements où doivent s’adresser leurs déprédations, et auxbrigands où ils peuvent, avec profit, diriger leurs attaques.

Je viens de faire passer sous vos yeux, messieurs, différents tableaux depropriétés violées à différents degrés. Il n’est point de mon sujet de cher-cher par quelles combinaisons on peut rendre plus assuré ce droit, le pre-mier fondement de l’ordre civil et le premier stimulant de la production :c’est le chef-d’œuvre de la politique appliquée ou pratique ; je me borneraià vous faire remarquer que les lois paraissent insuffisantes pour assurerla propriété, si elle n’est en même temps protégée par les opinions, parles habitudes, par les mœurs. A vrai dire, je crois que c’est là l’essen->iel ; car, au milieu d’une nation où l’on serait généralement convaincu quela plus légère atteinte aux propriétés est une calamité générale , j’ai de