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QUATRIEME PARTIE. - CHAPITRE IV.
Il est rare qu’un ménage soit assez indigent pour ne pas posséder unequantité quelconque de l’un ou de l’autre de ces fonds productifs. Dansplusieurs de nos villages, on rencontre des mendiants qui assaillent lesvoyageurs, et qui, néanmoins, sont propriétaires d’une chaumière et d’unjardin, d’un capital en outils, et de quelques facultés industrielles commemanouvriers. Ils ont les trois sortes de fonds productifs dont se composentles plus grandes fortunes, mais en si petite quantité, que leurs produitsannuels réunis ne suffisent pas pour les faire vivre d’un bout à l’antre del’année; ils sont obligés, en conséquence, d’avoir recours à la charitépublique. De la même manière, en Angleterre, beaucoup de manouvrierspossèdent un fonds de facultés industrielles et quelques meubles; mais,absolument privés de toute propriété foncière, ils sont obligés, quandleurs capacités industrielles ne suffisent pas pour les faire vivre, d’avoirrecours à leurs paroisses, qui se cotisent pour y subvenir ; ce qui a donnénaissance à la taxe des pauvres.
Après ce coup d’œil général qui embrasse la totalité de ce qui peut fairela matière de nos propriétés, nous pouvons nous en faire une idée pluscomplète en les examinant plus en détail'.
CHAPITRE IV.
Des propriétés industrielles 2 .
Le fonds industriel qui fait partie de nos fortunes, se compose de fa-
’ La division des propriétés adoptée dans cet ouvrage est fondée sur la nature'es choses et sur nos connaissances économiques modernes. Les anciennesécoles n’avaient que les idées les plus confuses des différentes natures de pro-priétés. M. Dufresne de Saint-Léon, homme cependant d’un très grand savoir,dans un écrit intitulé : Éludes du crédit public , (page 45), en fait la nomencla-ture suivante : Richesses fictives, Richesses représentatives, Richesses hypothé-caires, Richesses hypothétiques. Richesses supposées. Il met les fonds publics aunng des richesses générales de la société, sans faire attention qu’il n’y a point■ de fonds, mais seulement une délégation donnée au créancier de l’État sur lesvenus futurs des contribuables, et qui n’augmente en rien la somme des capi-ux et des revenus de la nation.
C’est faute d’une analyse complète que dans l’usage commun on applique ce