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Tome I.
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DES PROPRIÉTÉS CAPITALES ET FONCIÈRES.

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Ce que je vous ai dit suffit, je pense, pour vous convaincre, messieurs,que les facultés industrielles sont des propriétés du même genre que toutesles autres, et que ce n’est qu’en les respectant à l’égal de toutes les autresqu’on obtient tous les avantages sociaux attachés au droit de propriété.Parla même raison, celte espèce de propriété, quoiqu’elle puisse difficile-ment se traduire en chiffres, fait néanmoins partie des richesses généralesd’une nation. Une nation où les capacités industrielles sont plus nom-breuses, plus éminentes qu’ailleurs, est une nation plus riche. Vous n’avezpourtant guère vu que les propriétés de cette nature soient évaluées dansaucun ouvrage de statistique. De tels ouvrages peuvent renfermer des do-cuments curieux et utiles; mais ils en laissent beaucoup d’autres en ar-rière, et ne sont jamais complets

CHAPITRE V.

Des propriétés capitales et foncières.

Après avoir passé en revue ce qui compose les propriétés industrielles,nous devons chercher à connaître ce qu’il faut ranger parmi les propriétéscapitales. Lorsque nous avons fait l’analyse des capitaux, nous avons vude quoi ils se composent; nous avons vu qu’il y en a de productifs et d’im-productifs, de circulants et d’engagés; mais nous nous sommes contentésde les examiner sous le rapport de la production : ici nous les considére-rons en eux-mêmes, et comme formant une part de nos propriétés.

Les améliorations foncières, les maisons, sont bien véritablement desvaleurs capitales, puisqu’elles sont le fruit d’une accumulation, puisqu’elles

' Il est important en législation de distinguer les personnes des propriétés;et l’on pourrait jusqu’à un certain point contester à l’auteur que les facultéspersonnelles dussent être rangées au nombre des richesses capitales d’un pays.Mais il appartient à l’économie politique de bien apprécier le fonds général d’oùsortent les moyens d’existence des sociétés humaines, et les facultés indivi-duelles font évidemment partie de ce fonds. Il s’agit ici d’un point de vue spé-cial, et il est bon de montrer que le respect des personnes est non-seulementcommandé par une saine morale, mais qu’il est en même temps prescrit auxpeuples par une juste appréciation de leurs véritables intérêts.

(Note de l'éditeur .)