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Tome I.
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QUATRIÈME PARTIE. - CHAPITRE Y.

proviennent de valeurs, mobilières dans l’origine, transformées ensuiteen valeurs immobilières, comme sont les matériaux, le bois, le fer, donton a construit une maison.

Les capitaux mobiliers, c’est-à-dire ceux qui peuvent changer de placeet de forme, forment le complément des valeurs qui composent nos pro-priétés capitales. Ces dernières sont en général un peu moins compromisespar les entreprises de l’autorité, que ne le sont les propriétés industrielleset foncières. Les personnes et les terres peuvent moins facilement se sous-traire à l’action d’un mauvais gouvernement que les fortunes en porte-feuille et celles qui consistent en capitaux prêtés. Tous les ressorts dugénie fiscal ont été tendus pour les atteindre et n’y ont jamais qu’impar-faitement réussi. Aussi entend-on beaucoup de personnes déclamer contreles fortunes mobilières, sans réfléchir que ce qu’elles représentent commeun mal est un bien dont il serait à désirer que les propriétés foncièrespussent jouir au même degré. Si tous les administrés d’un pays avaientleurs fortunes én portefeuille, les gouvernements seraient alors forcés deles ménager, de peur de les perdre.

Quoi qu’il en soit, cet avantage porterait la plupart des gens à grandesfortunes à transformer leurs biens en propriétés mobilières, si ce n’étaientdeux raisons qui conservent aux propriétés foncières une très grandefaveur.

L’une est que, soit à tort, soit à raison, on y a attaché plusieurs distinc-tions sociales, telles que des titres dans les pays où il y a encore des titres;et dans d’autres des droits, comme l’éligibilité à certaines fonctions.

L’autre raison est que l’on peut les faire valoir sans courir le risque deperdre le fonds, comme on y est exposé lorsqu’on fait valoir les propriétésmobilières. Outre qu’un capital peut périr par l’impéritie ou la mauvaisefoi d’un emprunteur, ou seulemenlpar l’effetdes vicissitudes de la fortune,il n’est personne qui ne sente qu’un bien mobilier peut être dérobé plusaisément qu’un champ, une maison; mais remarque-t-on en même tempscombien la propriété d’un bien mobilier est plus simple, plus claire quecelle d’un immeuble? Là il n’est pas besoin de litre ; le fait de la possessionconstate le droit. On dispose d’un bien mobilier par un simple don de lamain à la main ; tandis que les lois interviennent toujours, non sans-frais,dans les transmissions d’immeubles, et laissent moins d’empire à la vo-lonté du donateur. Le possesseur de biens mobiliers a sur eux une sou-veraineté plus entière, plus absolue, et non moins bien garantie.

,1e ferai remarquer cependant que les actes de l’administrat ion qni gênen t