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Tome I.
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QUATRIÈME PARTIE. — CHAPITRE VII.

choses sociales et leur action les unes sur les autres ; or, c’est précisé-ment ce qu’enseigne l’économie politique. Quiconque n’a pas une vuenette et complète de celte science est exposé à provoquer ou à décréterdes mesures funestes et quelquefois ridicules. Nous allons en avoir lapreuve en rapprochant des principes les lois qu’on a faites ou proposéesen différents pays et à différentes époques, aussi bien que les systèmessur lesquels on s’est appuyé.

Avant tout, je vous prierai, messieurs, de ne pas perdre de vue uneconsidération qui domine ce sujet.

Une loi, un règlement d’administration peuvent ôter des biens à unhomme pour les donner à un autre; mais ils ne sauraient créer des biens,de la richesse, dont les sources ne sont nulle autre part que dans l’actionindustrielle aidée de ses instruments : les capitaux et les terres.

Il est très vrai que l’action industrielle peut se développer plus facilementsous telle législation que sous telle autre : mais il est naturel de supposerque le plus grand développement doit avoir lieu sous la législation qui pré-sente le moins d’obstacles à l’exercice des facultés humaines, et à l’emploides terres et des capitaux, seuls moyens de créer des richesses.

Il est encore très vrai qu’un certain produit peu tse multiplier par l’appàtd’un encouragement, d’une prime; mais si c’est aux dépens d’un autre pro-duit, cet encouragement ne fait rien gagner à la société; et même, s’il dé-courage d’un côté plus qu’il n’encourage de l’autre, indépendamment del’outrage qu’en reçoit l’équité naturelle, la société y perd loin d’y gagner.

La véritable prime d’encouragement, la seule qui ne coûte rien à per-sonne et qui ne soit donnée qu’à celui qui la mérite, c’est le fruit que chacunrecueille de ses labeurs et de l’activité où il amis ses terres et ses capitaux;or, tel est l’encouragement qui résulte de la protection constamment ac-cordée à la personne et à la propriété de chaque citoyen.

D’où nous conclurons, en thèse générale, que la législation la plus fa-vorable à l’industrie, est celle qui procure à tout le monde au plus hautdegré la liberté et la sûreté des personnes et des propriétés.

Les gouvernements sont très portés à croire qu’ils peuvent donner une di-rection favorable aux travaux de l’industrie; ilss’imaginentque si leurs sti-mulants venaient à cesser, on manquerait de certaines choses nécessaires àla société. C’est une erreur à laquelle ils échappent d’autant plus difficile-ment qu’ils sont moins éclairés. Y a-t-il une précaution plus sage en appa-rence, que celle qui ordonnerait aux cultivateurs de mettre en réserve le blénécessaire pour les semences? Que d’argumcntson peut faire valoir en faveur