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Tome I.
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LA BALANCE DU COMMERCE RÉSULTAT IMPOSSIBLE. 573

leurs capitaux et de leurs terres. Il en résulte qu’en tout pays il y a unecertaine quantité d’or et d’argent demandée au prix où les portent leursj| frais de production 1 . Si les frais au moyen desquels on les extrait de la

I mine et on les apporte dans notre pays sont considérables, nous en de-mandons moins. La valeur monétaire qui nous est nécessaire est com-| plétée alors avec une moins grande quantité de métal ; la vaisselle et les| bijoux sont à la portée d’un moins grand nombre de fortunes ; on n’en fait| pas tant d’usage. À égalité de frais de production, il nous faut d’autant| plus d’argent que notre industrie est plus active, nos capitaux plus consi-i: dérables, notre population plus nombreuse. Si, au contraire, notre indus-f: trie décline; si nous faisons moins de ces échanges qui réclament l’cnlre-j mise des monnaies; si, par suite, chacun perd une partie de son aisance| et cherche à vendre une partie de son argenterie et de ses bijoux, il se| manifestera une sorte de surabondance de métaux précieux ; ils seront| plus offerts et moins recherchés ; ils baisseront de prix 2 * * S .

D’autres pays peuvent se trouver dans une situation analogue ou con-traire, et avoir tantôt plus, tantôt moins de métaux précieux que n’en ré-s clament leurs besoins. Leur valeur éprouve par conséquent des lluctua-| lions. Elle monte dans les pays qui en demandent ; elle baisse dans les| autres. La valeur des métaux précieux est haute, quand le prix en or ou enI argent de toutes les autres marchandises est bas. Les personnes qui ont à| vendre de ces dernières se contentent d’en recevoir une moindre quantitéi d’argent quand la valeur de l’argent est élevée. Maison n’en peut déduirequ’une appréciation vague ; car chacune des autres marchandises peutsubir, et subit en effet, de perpétuelles variations dans sa propre valeur.Les négociants ont une règle plus sûre pour juger de la différence qui

1 Voyez partie II, chap. VU de ce Cours : Du fondement de la valeur des mon-

naies.

, ! Le prix des métaux précieux signifie littéralement la quantité de monnaie

' qu’on est obligé de donner pour acquérir une certaine quantité d’argent ; et iljf peut paraître superflu que l’on mesure une quantité de métal par une quantité

S du même métal. Aussi ce mot prix est employé ici pour se conformer au terme| usité dans l’usage ordinaire pour caractériser un achat. Dans le fait, c’est avec dejs la marchandise qu’on achète l’argent des mines, et quand je dis que l’argent coûtej moins, j’entends qu’une once d’argent qu’on peut obtenir avec la même quantité;■ de marchandise qui coûte six francs, est moins chère qu’une once d’argent qu’onne peut obtenir qu’au moyen d’une quantité de marchandise qui coûte sept francs.