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Tome I.
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ARGUMENTS DU RÉGIME PROHIBITIF.

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plus à la vérité; nos fabricants jouiraient des profils qu’elle fait mainte-nant sur cet article, mais aussi nos fabricants ne jouiraient plus des pro-fits qu’ils font sur les marchandises qu’ils lui fournissent maintenant en!>' paiement de ses quincailleries et dont les négociants composent les re-P. tours des envois qui se font d’Angleterre en France; car vous pouvez'• être certains que Ton ne nous fait pas cadeau des quincailleries, et queï nous ne les payons pas avec de l’argent s’il existe en France une seuleI marchandise que nous puissions transporter en Angleterre avec plus de| profit. Je n’ai pas besoin de vous répéter que si le métal devenait rarechez nous, on ne l’exporterait pas sans perte.

Je sais que quelques produits, tels que les faux à faucher, se sont per-'

; feclionnés en France, parce que la prohibition des faux d’Allemagne apermis aux fabricants français d’en établir avec succès des fabriques, qui,

' par leurs perfectionnements et leur concurrence, ont fini par les vendre àbeaucoup meilleur marché que les faux d’Allemagne. Mais on peut pré-sumer que les mêmes perfectionnements auraient eu lieu sans cette cir-constance. Si véritablement nous tirons de l’étranger un produit que nouspourrions avec plus de profits produire nous-mêmes, le meilleur moyend’y parvenir est, peut-être, de le recevoir de l’étranger, d’y accoutumer nosconsommateurs. Bientôt un producteur plus ingénieux ou plus adroit queles autres s’élèvera parmi nous, et découvrira le procédé qui permet auxétrangers d’en venir à bout mieux que nous. Il en a le modèle sous lesyeux. Il a l’encouragement d’un prix-courant établi, et une prime cons-tamment ouverte en sa faveur, qui résulte des frais de transport et de com-mission que le produit étranger est obligé de payer de plus que le sien.

On a observé que l’interruption qui, durant plusieurs années de la révo-lution , a suspendu les communications de plusieurs parties de l’Europeavec la France, a naturalisé plusieurs arts nouveaux dans ce pays. Je lecrois; mais j’ai la conviction qu’aidés par une liberté d’industrie favorableà leurs progrès, il n’en est pas un qui ne se fût naturalisé de même sousle régime d’une libre concurrence, et peut-être dans moins de temps. Les; faveurs de Bonaparte et des droits énormes sur le sucre n’ont pu natu-j>, raliser parmi nous l’industrie du sucre de betteraves, et elle s’est natu-j? ralisée toute seule lorsque le prix du sucre, qui était à 5 francs, est tombéJ: à 24 sous.

On a dit qu’un négociant français qui achète des percales anglaisesemploie une partie de son capital à faire travailler les manufactures an-glaises, au lieu de faire travailler les manufactures françaises. Est-il in-