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Tome I.
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DES TRAITÉS DE COMMERCE.

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pas Tune d’entre elles mieux que ses rivales. En d’autres mots, son intérêtest de charger leurs marchandises d’un droit équivalent aux impôts quepaient les produits indigènes, afin de rétablir entre tous les produits uneégalité de désavantages, et, du reste, de laisser chaque produit mesurerlibrement sa production aux besoins des consommateurs, de quelques na-tions qu’ils soient et quels que soient les motifs qui les leur font recher-cher. L’industrie est amie de la paix ; il y a dans les faveurs accordées àune nation par un traité de commerce, quelque chose d’hostile enverstoutes les autres que celles-ci ressentent tôt ou tard.

Les traités de commerce entre les nations devraient se borner à stipulerdes garanties pour la sûreté réciproque des commerçants; de manièrequ’ils ne fussent exposés à aucune extorsion de la part des agents de l’au-torité, et que leurs engagements mutuels fussent respectés ; du reste, leursmarchandises devraient circuler en payant aussi peu de droits que le com-portent les besoins du fisc'.

Pour résumer ce que je vous ai dit sur le système prohibitif, j’ai cher-ché à vous faire comprendre, messieurs, que les intérêts de l’étranger nesont point en opposition avec les nôtres. L’étranger ne saurait nous vendrescs marchandises sans en racheter chez nous pour une somme pareille.Celles qu’il lui convient d’acheter sont précisément celles qu’il paiera lemieux. Nous gagnons autant à lui vendre un produit brut qu’un produittravaillé ; ou plutôt, à somme égale, le premier renferme autant de nosservices, et nous procure, par conséquent, autant de profils que l’autre.Si la vente du produit ouvré favorise un peu plus la multiplication de laclasse ouvrière, cet effet n’est pas désirable, puisque les produits, en mul-tipliant les hommes, n’augmentent pas la somme des profits nécessairespour l’entretien des hommes, et qu’il vaut mieux avoir un moins grandnombre de citoyens bien pourvus, qu’un plus grand nombre de citoyensobligés de vivre sur les mêmes profits.

Il résulte de ces considérations que les traités de commerce sont inu-tiles ; car d’un côté il est impossible de faire acheter aux étrangers des

1 Ces stipulations devront elles-mêmes devenir complètement inutiles, car ilest dans l’intérêt bien entendu de tout pays de traiter avec justice les étrangersqui viennent commercer sur son territoire, et l’intérêt est ici d’accord avec lesentiment de l’hospitalité qui veut pour l’étranger, encore plus s’il est possibleque pour le citoyen, le respect de lapersonne et de la propriété. (Note de Véditeur.)