DE LA COMPAGNIE DES INDES D’ANGLETERRE.
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l bureau du contrôle. Cependant, on pense qu’elle gagne dans son commerceI de Chine, mais que ces bénéfices sont insuffisants pour couvrir les pertes| qu’elle fait dans les autres branches. Une des preuves qu’on en fournit,I c’est que, lorsqu’elle présenta en 1808 une adresse au parlement pour| l’engager à venir à son secours, les directeurs mirent sous ses yeux un| état de toutes les valeurs envoyées aux Indes et à la Chine depuis 1797I jusqu’en 1807, et de toutes les valeurs reçues en retour. Ces états pré-i sentent un excédant des valeurs envoyées au-delà des valeurs reçues, deI 142 millions pour les onze années; ce qui donne un déficit de 11 millions| par an, qu’il faut ajouter aux pertes qu’elle fait sur son administration, et| qui paraîtraient devoir les porter de 57 millions à 68. Depuis ce temps, laf compagnie a eu à supporter les frais de la guerre qu’elle a faite dans le| Nepaul et contre l’empire des Birmans. On dit que la guerre des Birmans
! a seule coûté 12 millions sterling (300 millions de francs). On prétend
) qu’en 1825 et 1826 l’excédant des frais sur les revenus était de 2,675,465livres sterling (près de 66 millions) '.
D’après cet exposé, on sera peu surpris que la compagnie des Indes) soit si prodigieusement endettée, soit aux Indes, soit en Europe, d’autantj mieux que, malgré ses perles, elle n’a jamais cessé de payer à ses action-naires un dividende de 10 1/2 pour cent. En 1805, elle avouait une detteen Angleterre de 150 millions, et dans l’Inde de 640; en tout, 790 millions.Mais j’observe qu’elle n’établit cette dette qu’après en avoir déduit les ré-pétitions qu’elle se croit eu droit de former. Or, si ces répétitions ne sontpour la plupart composées que de mauvaises créances, dont il est impos-sible qu’elle soit jamais payée, elles ne sauraient passer pour un actif qu’onpuisse employer à diminuer les dettes passives.
Que doit-on penser, par exemple, de la valeur des forts, des magasins,des autres bâtiments et de leur mobilier, qu’elle compte dans son actif?Outre que toutes ces choses ne peuvent valoir pour personne ce qu’ellesont coûté à la compagnie et ce qui forme la base de leur évaluation, ellesne sonlpoint, pour un gouvernement, une valeur disponible comme elles
i seraient pour un particulier. Lorsqu’un particulier, sur une terre de cent
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‘ Tous ces renseignements sont tirés d’Adam Smith, de Golquhoun, d’un ou-vrage digne de la plus haute estime, de Robert Hamillon, sur la dette publique,de Y Histoire de l'Inde Anglaise , publiée en 1817 par M. James Mill, de l 'His-toire de l’Inde Anglaise pendant VAdministration du marquis d’Haslings , parM. Henri Prinsep, et des papiers publies.