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CAUSES QUI INFLUENT SUR L’INTÉRÊT.
3° Pour la commodité des emprunteurs, les juifs ouvraient de bonneheure leurs bureaux et les fermaient lard, soit pour recevoir les gagesdéposés, soit pour les rendre; tandis que les employés aux Monts de piété,iTélant pas intéressés à attirer les emprunteurs, s’inquiétaient peu de leurcauser des pertes de temps.
4° Par la même raison, les juifs étaient plus discrets sur les empruntsqu’on leur faisait.
5° Ils recevaient en remboursement toutes sortes de valeurs.
Ces avantages et quelques autres de moindre conséquence suffisaientpour engager les emprunteurs à payer 4 pour cent d’intérêt de plus auxjuifs qu’aux banques instituées pour déjouer les juifs. En tous genres d’af-faires, il faut, pour s’attirer la préférence, se modeler, pour ainsi dire, surles besoins du public.
Telles sont les principales circonstances qui rendent plus ou moinsélevé le loyer d’un capial ; mais ce n’est pas de là que viennent les plusgrands écarts dans le taux de l’intérêt; ils naissent de la prime d’assu-rance qui se joint naturellement au loyer; de cette prime destinée à in-demniser le prêteur du danger qu’il court de ne jamais revoir son capital,ou du moins du danger d’en perdre une partie.
Le risque encouru par le prêteur de perdre la totalité ou une partie deson capital dépend principalement de trois circonstances.
La première est la nature de l’entreprise dans laquelle la somme prêtéeest employée par l’emprunteur. Celui-ci rendra d’autant plus certaine-ment cette somme, qu’elle sera moins compromise par l’usage qu’il sepropose d’en faire. Si mon créancier gagne avec l’argent que je lui aiprêté, il aura soin de rn’en payer exactement les intérêts pour que je luicontinue une avance qui lui est profitable; et il aura soin de remboursercette avance aussitôt que ses gains le lui permettront, pour s’affranchir dupaiement des intérêts. Mais s’il perd, il aura de la peine à s’acquitter del’un et de l’autre. Un prêteur prudent doit toujours connaître l'emploiqu’on se propose de faire de ses fonds. Ils ne sont jamais plus compromisque lorsque l’emprunteur les consacre à ses besoins ou à ses plaisirs; carcette consommation improductive ne lui offre aucun moyen de s’acquitterdu principal ni des intérêts. Il doit les payer dès lors sur d’autres res-sources ; et s’il n’a point d’autres ressources, le prêt qu’on lui fait n’estqu’un don déguisé.
Parmi les emplois de capitaux, ceux où ils sont nécessairement engagés