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Tome II.
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DES PROFITS QUE RENDENT LES TERRES.

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Mais ce taux ne devrait pas porter le nom d 'intérêt légal, par la raisonqu’il ne doit point y avoir d'intérêt illégal, pas plus qu’il n’y a un cours des1' changes illégal, un prix illégal pour le vin, la toile et les autres denrées.

CHAPITRE XVIII.

! Des profits que rendent les terres à ceux qui les font valoir.

Relativement à la production des richesses, il est impossible de consi-; dérer un fonds de terre autrement que comme un instrument qui, de mêmei qu’un capital, seconde l’action de l’industrie. Mais cet instrument n’est pas,1 comme un capital, le fruit d’une épargne ; c’est un instrument fourni gra-\ Utilement par la nature aux êtres qui peuplent la terre, instrument dont. les lois sociales attribuent l’usage à un homme en particulier, à l’exclusionde tous les autres. Dès lors le propriétaire du sol se réserve le profit quipeut résulter de ce fonds ; la coopération du sol n’est plus gratuite, commela chaleur du soleil ou la force du vent ; elle devient, pour ceux qui entre-prennent la production, une dépense, et pour les propriétaires du sol, unprofit; de même que le prix du travail (qui est une dépense pour les en-trepreneurs, et par suite pour ceux qui achètent les produits) est un profitpour ceux qui fournissent le travail.

Lorsque nous avons étudié le phénomène de la production, messieurs,nous avons cherché à savoir comment une valeur quelconque, une portionde richesse, résulte de l’action du fonds de terre maintenant nous allonschercher les causes qui déterminent la quotité de cette valeur produite ;car c’est elle qui forme la part que le propriétaire foncier est en état de: réclamer : cela nous montrera de plus jusqu’à quel point il peut passerpour producteur dans la machine sociale".

' J’ai cherché à établir cette vérité, qui a été vivement contestée, dans la II e’ partie, cliap. 2, tome I er , page 209 de cet ouvrage.

2 Si la valeur produite est une richesse produite, et si une portion de la valeur; des produits agricoles est due aux travailleurs, une autre portion aux capitauxappliqués à l’agriculture, et une troisième portion au fonds de terre , le fonds; de terre est producteur pour une part de la richesse agricole. C’est le pro-priétaire du fonds qui fait son profit de cette portion de richesse produite ; et jele considère comme producteur, parce qu’il est le représentant de son instru-