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Tome II.
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DES PROFITS QUE RENDENT LES TERRES.

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que leur appropriation, avantages dont profitent les propriétaires, sansfaire tort aux non propriétaires, qui peuvent tirer parti de leurs travauxsur un terrain qui ne leur appartient pas, et qui n’en tireraient rien s’iln’appartenait à personne; mais il ne s’ensuit pas que le revenu d’un bonterrain, comparé avec son prix d’achat, soit supérieur au produit d'unmauvais. La valeur vénale d’un terrain s’élève en proportion de la valeurvénale du produit qu’il rapporte : mais ce n’est pas relativement à la va-leur vénale du fonds que nous considérons ici les profits d’une terre, maisrelativement à son étendue. Celles qui rapportent trois ou quatre centsfrancs de revenu net pour chaque arpent, comme certains coteaux re-nommés de la Bourgogne, peuvent fort bien ne rendre que quatre pourcent de leur prix d’achat 1 2 .

Quelquefois un propriétaire doit à des circonstances purement fortuitesun accroissement considérable de revenu. Le besoin indispensable qu’on(‘prouve d’un terrain pour un emploi spécial, d’une carrière, d’une mine,tournent au profit du propriétaire foncier, s’il a le talent ou le bonheurde saisir l’occasion favorable CfBicn des gens paresseux, pour se dispenser}de prendre les soins soutenus que réclament les travaux industriels quels!

1 D’après des renseignements pris en Bourgogne, les vignobles des premierscrûs se vendent. 18,000 francs à 20,000 francs l’hectare. Un hectare produit 342litres. La pièce de vin, égale à 228 litres, se vend, sur lieu, 700 francs, ou 1049francs les 342 litres. On évalue les frais de culture et les impôts à 389 francs, qui,déduits du prix du vin, laissent de revenu net 060 francs; c’est-à-dire, en suppo-sant que le terrain coûte 18,000 francs, 3 francs 67 centimes pour cent de revenu.En 1824, le fameux Clos-Vougeot, contenant 46 hectares, en raison de circons-tances extrêmement défavorables , ne fut vendu que sur le pied de 12,000 francsl’hectare ; mais l’acquéreur eut à payer sans doute en sus les droits de mutationet d’autres frais.

2 « On nous à fait remarquer la demeure d’un M. II...., qui était, il y a quel-« ques années, pauvre curé de campagne, et qui jouit actuellement d’un revenu« annuel de 75,000 livres sterling, par la découverte d’une mine de cuivre dans« File d’Anglescy. Ce curé se trouvait propriétaire d’un champ stérile que lord« U... voulait joindre à ses possesions dans le voisinage. On était convenu du« prix, une fort petite somme; et le lord et le curé devaient se rencontrer à« certain jour nommé pour conclure. Le lord manqua au rendez-vous ; le curé« se fâcha et ne voulut plus revoir le lord. À quelque temps de là la mine fut décou-« verte dans ce même champ. » (Simond, Voyage en Angleterre, tome I, p. 316.)