PROFITS QUE PROCURENT LES AMÉLIORATIONS. 10r
peuvent mettre à leur produits excède d’autant les autres frais de pro-duction.
En me résumant, je crois que les revenus du propriétaire foncier, soitqu’il cultive lui-même son terrain, soit qu’il cède à un fermier les profils,qu’on en peut tirer, sont d’autant plus considérables, que ce terrain estrendu plus fertile et que les consommateurs à portée desquels il est situésont plus nombreux et plus riches.
CHAPITRE XIX.
Profits que procurent les améliorations ajoutées à un fonds de terre.
Dans tout ce que je vous ai dit, messieurs, sur le pouvoir productif desfonds de terre et sur la valeur que leur action peut avoir, je n’ai entenduparler que du pouvoir et de l’action du sol par lui-même, en écartant toutce que peuvent y ajouter les améliorations qui s’y trouvent presque tou-jours répandues.
Ces améliorations sont d’une infinité de sortes et embrassent tout cequ’un propriétaire intelligent et économe exécute pour accroître le pro-duit de son bien. Tantôt ce sont des fossés et des haies qui empêchentles dévastations, ou bien des murs qui ferment le clos et portent des es-paliers; tantôt ce sont des maisons pour loger les gens de la ferme, desétables qui conservent les bestiaux et leur fumier, des bergeries favo-rables à l’augmentation des troupeaux; tantôt ce sont des chemins et desponts qui facilitent le transport des engrais ou la rentrée des récoltes ;tantôt des canaux de dessèchement qui changent des marais en prairies,ou des rigoles d’arrosements qui métamorphosent une friche aride enchamps cultivés. Toutes ces choses sont des capitaux, des valeurs sous-traites à une consommation improductive pour être consacrées à une con-sommation profitable.
En effet, le bois qui forme la charpente de celte grange ne pouvait-ilpas chauffer des appartements de luxe? Ou l’a soustrait à cette consom-mation improductive et l’on en a fait une consommation profitable lors-qu’on en a construit un comble. Le salaire des ouvriers qui ont exécuté cestravaux, ou qui ont creusé un fossé d’écoulement, ne pouvait-il pas payerdes domestiques sans autre résultat que la jouissance de leurs maîtres?Ona transformé ces salaires en une amélioration dont le produit se r<mou-