OPINION RELATIVE AU PROFIT DES TERRES.
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« cun des royaumes unis, de ces grandes terres qui sont restées dans la! « même famille, sans interruption, depuis l’anarchie féodale : il ne faut
||| « que comparer l’état actuel de ces domaines avec les possessions des
« petits propriétaires des environs, pour se convaincre, sans autre ar-« gumenlation, que les propriétés étendues sont peu favorables aux pro-« grès de la culture'. »
En somme, on peut dire que l’inégalité des partages et les droits attri-bués à la primogéniture condamnent les aînés à ne rien faire parce qu’ilsont trop, et les cadets à ne rien faire non plus parce qu’ils manquent decapitaux; sans compter que, dans bien des lieux, des préjugés de castes lesy convient déjà les uns et les autres.
v Au reste, les droits de primogéniture sont beaucoup moins dangereux
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> depuis que, les nations étant devenues plus opulentes, la majeure partie
; de leurs richesses s’est trouvée composée de biens mobiliers ; et il est très
( heureux que ces biens ne puissent être assujettis aux substitutions et
! qu’ils échappent aux lois injustes qui veulent réserver des avantages à
{ une partie des enfants au préjudice des autres.
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CHAPITRE XX.
D’une opinion relative au profit des fonds de terre.
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Je crois avoir prouvé, dans la première et la troisième partie de cet ou-vrage, que la valeur échangeable des choses s’élève en proportion du be-soin qu’on en a, suivant l’état donné de chaque société 5 , sans dépasser,pour l’ordinaire, les frais de productions de chaque produit. Jai montrécomment ces frais servent à indemniser chacun des producteurs de sa coo-pération dans la production ; et pour rendre cette coopération plus sen-
' Richesse des nations, liv. III, cliap. 2. Depuis que Smith a écrit ce passage,les habitudes féodales ont bien changé en Écosse. L’administration anglaiseintroduite dans ce pays, et les communications qu’on y a perfectionnées, ontbeaucoup accru le produit des terres; mais le peuple des îles britanniques engénéral a beaucoup à souffrir de l’agglomération des propriétés.
2 C’est la valeur reconnue des choses, expliquée par toutes ses propriétés, ettelle que je l’ai caractérisée dans les chap. 2 et 3 de la I re partie de cet ouvrage,dont il est ici question.