OBJECTIONS AU PRINCIPE DE LA POPULATION.
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le raisonnement appuyé de l’expérience ; mais Maillais est celui qui Tamis dans tout son jour. Il faut à cet égard se joindre au témoignage quelui rend Dumont, à qui nous devons la publication des Œuvres de JérémieBentham. Dumont dit que dans le livre de Malthus ce n’est pas le principequi est nouveau, « c’est d’avoir fait de ce principe une application raison-« née et conséquente, d’en avoir tiré la solution de plusieurs problèmes« historiques, d’avoir parcouru l’Europe ce principe à la main, et d’avoir« montré qu’on ne saurait lutter contre lui sans produire de grands déran-« gements dans Tordre social »
CHAPITRE III.
Objections élevées contre le principe de la population.
Malgré les raisons qu’on a de croire que tous les êtres organisés, Thomniccompris, ont à multiplier leur espèce une tendance fort supérieure auxmoyens qu’ils ont de l’entretenir, ce principe a été vivement contesté.Personne n’a prétendu, comme vous le pensez bien, que des hommespussent subsister là où ils ne trouveraient point de subsistances; maison adit que le genre humain n’était jamais arrivé au point de consommer toutesles subsistances que la terre peut produire. S’il 11 e demande qu’à se mul-tiplier, a-l-on dit, la population aurait dû se répandre partout où elle pouvaitse nourrir]; et une immensité de régions fertiles et dépeuplées auraient dûse couvrir d’habitants.
Celle objection naît d’une vue incomplète de la production. Pour que laproduction agricole ait lieu, il faut à la vérité des terres susceptibles deculture; mais les terres cultivables 11 e suffisent pas : il faut en outre uneindustrie agricole, et des capitaux pour subvenir aux avances que réclame
1 Bentham, Théorie des Peines et des Récompenses , tome 11, page 305. J’avaiseu le bonheur de me rencontrer avec Malthus sur les conséquences importantesde ce principe, dans la première édition de mon Traité d'Èconomie politiquequi fut publiée à peu près dans le même temps qu’il donna la première éditionde son Essai sur la population : mais je ne considérais le sujet qu’accessoire-ment, et j’en ai fait deux chapitres; tandis que Malthus Ta traité comme sonobjet principal, et en a fait trois volumes, où il se livre à des recherches étendueset concluantes.