QUE LES DISETTES SERONT PLUS RARES
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faits ; on aurait soulagé les consommateurs des campagnes ; on se seraitaffranchi des indemnités que l’on paie aux boulangers, et l’on aurait af-franchi cette industrie d’un monopole
Le gouvernement louerait aux entreposeurs les bâtiments qui lui ap-partiennent, à la charge par eux de les entretenir en bon état.
CHAPITRE XII.
Que les disettes seront plus rares à l’avenir.
Quels que soient, dans l’état actuel de notre civilisation, les fraisqu’exigent les précautions qu’il faut prendre contre les disettes, on peut rai-sonnablement se flatter qu’elles seront moins embarrassantes à l’avenir. IIserait à désirer que l’agriculture fût plus perfectionnée, qu’il y eût plus decapitaux répandus sur les terres, des communications faciles et écono-miques 1 2 , de bons chemins de traverse dans les campagnes, des chargespubliques légères. La prévoyance, les soins marchent avec l’aisance desnations. Mais ce sera l’œuvre du temps. Déjà les disettes sont moins fré-quentes qu’aulrefois et beaucoup moins cruelles. Elles deviendront encoreplus rares par la suite; d’abord parce que l’administration se perfection-nera avec les lumières; et ensuite par quelques autres causes dont il estconsolant, et n’est pas sans utilité, de s’occuper dès à présent.
Plus le nombre et la variété des substances alimentaires s’accroissent, et
1 L’administration municipale de Paris a renoncé depuis longtemps à l’achatet à la conservation des grains et farines ; mais elle fournit gratuitement auxboulangers les magasins où sont placés les trente sacs de farine que chacund’eux est astreint à avoir en avance comme garantie; cette mesure, qui est bonneen elle-même, est tout à fait indépendante de ce qui concerne la taxe périodiquedu pain. (Note de l'éditeur).
* En France on ne peut pas encore compter sur les ressources que présenteune province éloignée. En 1817, tandis que le blé était tolérablement abondanten Bretagne, on mourait de faim en Lorraine ; le transport des vivres de la pre-mière de ces provinces dans l’autre en quadruplait le prix; or, on sait que lehaut prix c’est la disette. En Andalousie, quand le blé monte à 5 francs le bois-seau, on le tire des Etats-Unis d’Amérique, alors qu’il ne vaut peut-être qu’unfranc 50 centimes dans les plaines de Castille. (Jacob : 2 e rapport, page 4).