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SEPTIEME PARTIE. — CHAPITRE XII.
exerce une grande influence sur les mœurs, et par conséquent sur les dé-penses de la nation ; et cette influence, il faut le dire, est très funeste.Sortant d’une source impure, elle est essentiellement corruptrice. Le motde cour réveille des idées de faste et d’oisiveté. Personne ne veut êtreéclipsé. La finance et le commerce imitent la cour; les artisans suiventl’exemple du commerce; les provinces se règlent sur la capitale. Bona-parte n’aimait pas que ses agents fissent des économies et se missent parlà au-dessus de sa dépendance. Cette marche corruptrice des gouverne-ments a, je crois, été très nuisible aux progrès de l’Europe. Ils ont étéimmenses depuis un demi-siècle; mais que ne pouvait-on pas attendre deses vastes capitaux et des progrès rapides de tous les genres d’industrie,si elle avait pu se débarrasser de la rouille de ses vieilles institutions !
SEPTIÈME PARTIE. — III e DIVISION.
CAUSES ET EFFETS DES CONSOMMATIONS PUBLIQUES.
CHAPITRE XII.
Ce qu’il faut entendre par les mots consommations publiques.
L’état social, dont nous avons reconnu les avantages en plusieurs en-droits de ce Cours', réclame, de même que le corps humain, certainesconsommations qui lui sont propres : comme le service de plusieurs fonc-tionnaires publics pour veiller à ses intérêts, l’approvisionnement des ar-mées préposées à sa défense, etc. Ces diverses consommations ne sontpas toutes également indispensables pour l’existence d’une nation : on envoit subsister quoique plusieurs de leurs besoins soient très imparfaite-ments satisfaits ; il n’en est pas moins vrai que la vie et la santé des na-tions sont d’autant plus florissantes qu’elle jouissent mieux de ce qui leurest nécessaire. L’économie à leur égard consiste à le leur procurer avecaussi peu de sacrifices de leur part qu’il est possible.
Notamment dans le chap. I er de la IV e partie.