SEPTIÈME PARTIE. — CHAPITRE XXIX.
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en est d’autres qui causent chaque jour la ruine de beaucoup de gens.
Si c’est le public qui définitivement doit faire son profit des plus heu-reuses découvertes, il est permis de croire que ce n’est pas une injusticeque de lui faire supporter dans l’occasion les frais des tentatives hasar-deuses au moyen desquelles on est quelquefois obligé de les acheter.C’est-à-dire qu’il n’est pas contraire à l’équité naturelle que ce soit le gou-vernement, administrateur de la fortune publique, qui les paie. Tout cedont le public serait en droit de se plaindre, serait que cette branche del’administration fût confiée à des hommes trop peu éclairés pour apprécierl'importance d’une découverte ou l’ineptie d’un moyen proposé, ce quilivrerait constamment le public à des dépenses sans objet, à une pertepurement gratuité.
Ce n’est donc point ici le cas d’opposer celte maxime, que le gouverne-ment ne peut pas se mêler avantageusement de la production. Dans lesessais, il ne s’agit pas de produits proprement dits, il s’agit de multiplierseulement les moyens de produire, de répandre l’instruction, qui est peut-être le plus puissant de tous. « Dès qu’on est intéressé, dit Bacon, à dé-« couvrir le secret d’une cour étrangère, manque-t-on d’argent pour« mettre les espions en campagne? Pourquoi donc regretter les frais de« l’expérience lorsqu’il s’agit de dévoiler les mystères de la nature, sou-« vent plus importants au bien du commerce et de l’État? »
Dans l’agriculture, les essais consistent en des tentatives pour introduiresoit de nouveaux procédés de culture, des méthodes nouvelles, soit denouveaux végétaux. C’est par des essais qu’on est parvenu à se convaincreque, pendant les années de jachères, c’est-à-dire les années où l’on croyaitindispensable de laisser reposer les terres à blé, on peut leur faire donnerdes produits d’un autre genre, qui, loin de les épuiser, ameublissent lesol et nourrissent des bestiaux qui l’engraissent.
Nous devons à des essais la plupart des fruits et des légumes qui va-rient nos aliments, et surtout cette pomme de terre, qui vautune augmen-tation de plusieurs millions d’habitants à tous les pays qui la cultivent.Le nombre de nos arbres forestiers a doublé depuis un demi-siècle par
tions heureuses éternisent le nom de leurs auteurs. Les métiers à la Jacquartconsacrent le nom de l’homme auquel on doit un des plus grands perfectionne-ments que l’on ait introduits dans la fabrication des étoffes de soie. Le bleuRaymond consacre de même le nom de celui qui a inventé la préparation de cettecouleur.