INFLUENCE DE L’IMPOT SUR LA PRODUCTION.
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supposent l’être, e’esl-à-dire, que le produit de l’impôt est toujours em-ployé à bonne fin; qu’il ne soudoie point d’hommes inutiles ou malfaisants;qu’il n’est jamais un moyen de corruption et d’oppression, et que les insti-tutions qu’il favorise servent toutes au bonheur, à l’amélioration, à lavéritable gloire des nations. Admettons donc ces suppositions.
Des dépenses du gouvernement anglais et des impôts qui en ont été lasuite, il a dû sans doute résulter quelques progrès dans toutes les indus-tries. Un peuple industrieux, au sein duquel de grands capitaux ont étéamassés, perpétuellement aux prises avec tous les genres de besoins, adû mettre son esprit à la torture pour tirer parti de tous les moyens deproduire, pour découvrir les méthodes les plus expéditives. « Nos fer-miers, me disait un Anglais éelairé, sont obligés, sous peine de prison, detirer du même terrain que chez vous une fois plus de produits'. » Delàsans doute, en partie, l’exploitation en grand des entreprises d’agricul-ture, l’emploi des machines, la multiplication et la bonification des racesde bestiaux, enfin un travail opiniâtre d’esprit et de corps * 2 .
Qu’en est-il résulté? L’Angleterre a eu des colonies dans les cinq partiesdu monde, une marine immense ; il a fallu qu’elle s’assurât partout despoints de relâche pour ses vaisseaux, qu’elle entretint des garnisons etdes approvisionnements par toute la terre, qu’elle fût mêlée dans toutes lesintrigues et dans toutes les querelles, qu’elle fût accablée de dettes, degros traitements et de places abusives. Mais que revient-il aux produc-teurs de cette politique? On vient de le voir : un approvisionnement insuf-fisant pour la majorité des citoyens, un travail excessif, et quelquefois laprison. Les accroissements de l’industrie ne sont un bien que lorsqu’il eurésulte un accroissement de bien-être pour ceux qui produisent ; autre-ment, il faudrait vanter, comme des lieux de délices, les maisons de forceet les bagnes, où le travailleur ne jouit pas non plus du produit de sespeines. On ne saurait regarder comme un bien une production stimulée
Le fermier anglais, outre le fermage dû à son propriétaire et ses contribu-tions à l’État, doit la dîme au clergé, et de plus, à sa paroisse, la taxe des pauvres,son contingent pour l’entretien des chemins, etc., et les voies de contraintessont rigoureuses.
2 Un auteur américain a dit que : « Le système de contribution des Anglais« semble avoir pour objet de résoudre ce problème : Comment faut-il s'y prendre« pour que les producteurs aient le plus de peine et le moins de jouissances qu’ilrslpossibleh > Anexamination ofthe new lariff proposed, byHcnriBaldw in,1821.