INFLUENCE DE L’IMPOT SUR LA PRODUCTION.
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i que l’impôt n’augmente pas la somme des revenus; qu’il ne fait que subs-| tituer un consommateur à un autre, que donner à Paul le revenu de Pierre;et qu’avec une somme de revenu qui n’est pas augmentée, il est impos-sible d’acheter la môme quantité de produits, lorsqu’ils ont nécessairementaugmenté de prix.
Indépendamment de cet effet général de l’impôt, divers impôts nuisentà la production d’une manière spéciale. En réfutant le système de la ba-i lance du commerce, je vous ai montré comment, dans maintes circons-! tances, les douanes entravent, suppriment même les communications, sipuissantes sur la production. Vous pouvez en inférer le tort que font à laproduction les obstacles intérieurs qui s’opposent à la facilité, à la rapi-dité des communications, tels que les visites, les péages, les tarifs de laposte aux lettres qu’on exagère à l’abri du monopole.
Ou gêne quelquefois le transit, la faculté d’entrer les marchandises par; une frontière pour les faire sortir par une autre frontière, sous prétextej que le transit favorise la contrebande. On lui impose des frais et des for-malités. On établit une gène pour en protéger une autre, un mal par égardpour un vice. Afin de mieux perdre les avantages du commerce d’impor-tation, on renonce aux avantages que notre territoire a reçus de la nature,aux profits du transit, où l’industrie nationale s’exerce principalementsur des capitaux étrangers et ne compromet jamais les siens !
Souvent les impôts, en dépravant les mœurs industrielles d’un peuple,nuisent au développement de ses facultés. La taille était, en France, unimpôt assis sur les profits supposés du cultivateur, et Ton se formait uneidée de ses profits sur le nombre et sur la qualité des instruments de cul-ture qu’il employait et sur les bonifications qu’il ajoutait à sa terre. Onconçoit dès lors que son fonds d’instruments (l’un des plus puissants moyensd’accroître le produit des terres) devait rester misérable, et qu’il devaits'abstenir de laisser paraître aucune amélioration du fonds de terre.
En Angleterre, un tireur d’or 11e peut commencer son travail sans quele préposé de l’accise soit présent et sans qu’il ait pesé les matières ; ilfaut qu’il vérifie ensuite les quantités fabriquées et vendues. On sentcombien, dans ce cas et dans beaucoup d’autres semblables, les mouve-ments utiles de l’industrie doivent être contrariés.
Dans le môme pays, on fait une grande consommation de bois de sapin *.
1 Pour les usages civils qui n'exigent pas une durée séculaire, le sapin, qui