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Tome II.
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HUITIÈME PARTIE.

CHAPITRE XI,

Les sapins du Nord sont excellents, mais frappés de droits considérablespour favoriser les sapins du Canada qui ne valent rien. D^ins ce cas-ci,l’impôt nuit à une production désirable et avantageuse pour obliger lesconsommateurs à se servir d’un produit inférieur. Le système colonial atoujours pour effet de sacrifier la métropole.

CHAPITRE XI.

De la moralité de l’impôt.

Bien des fois, dans le cours de notre instruction, nous avons eu lieu denous convaincre, messieurs, de l’heureuse influence de la bonne conduitedes individus sur le sort de la société en général. L’impôt à son tour exerceune assez grande influence sur la conduite des individus, et, parla même,sur le sort de la société.

Toute contribution est un sacrifice, parlant une peine imposée à cer-taines personnes et à certaines actions. Malheureusement elle est toujoursune peine, une amende imposée à l’industrie, action si favorable au bien-être du corps social, puisque, après les richesses naturelles, c’est sur cellesque lui procure l’industrie qu’il subsiste et qu’il recueille ces jouissancespermises qui embellissent l’existence. C’en est assez pour que l’on doivedésirer, comme citoyen, de voir l’impôt réduit à sa moindre expression.C’est l’article sur lequel nos grandes sociétés laissent le plus à désirer.

Après celle considération générale, qui est la plus importante de toutes,on peut apprécier des effets moins généraux de divers impôts en parti-culier, et en tirer quelques directions favorables à une nation. Si, commeil vous a été démontré en plusieurs circonstances, les dépenses de luxesont fâcheuses, si elles sont contraires aux accumulations d’où naissentles capitaux, si elles exaltent la vanité et la sensualité de la classe qui seles permet, en excitant l’envie des classes qui n’y peuvent atteindre, il esten général utile de les frapper de l’impôt beaucoup plus fortement queles dépenses mieux entendues. Vauban voulait qu’on mît un impôt consi-

est plus léger et moins coûteux que le chêne, est d’un emploi avantageux dansles charpentes, surtout de la manière dont les Anglais le mettent en œuvre. Ilsremplacent les poutres par des madriers placés de champ, et maintenus paral-lèles par de légères entretoises qui ont la forme d’un