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Tome II.
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DE L’EMPRUNT PAR SOUSCRIPTION.

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Tous ces avantages sont inappréciables : ils équivalent à un, deux, troispour cent d’intérêt, plus ou moins, et quand ils ont réussi à mettre lesplacements dans les fonds publics au même taux que les placements lesplus solides, on a appelé cela du crédit. Tenons la chose pour vraie, puisquele fait en est le même, et voyons quelles en sont les conséquences.

| CHAPITRE XIV.

Des emprunts par souscription.

| Nous avons vu quelles sont les sources ordinaires du crédit des gouvcr-

! nements ; nousavonsvu de quels puissants auxiliaires ils accompagnent les; ressources réelles qui leur permettent de faire des emprunts. Je ne vous aipas encore parlé, messieurs, de la plus puissante de toutes peut-être.

Jusqu’à l’époque à peu près de la révolution française, les gouverne-ments ouvraient des emprunts. Ils déclaraient qu’ils avaient besoin d’une: certaine somme; ils annonçaient qu’ils en paieraient un certain intérêtdéclaré d’avance ; ils y joignaient de certains avantages qu’ils faisaient; valoir : des lots, des annuités, un remboursement ; ils hypothéquaientdes immeubles au paiement des intérêts et du principal. Malgré toutes cesamorces, ils avaient de la peine à remplir leurs emprunts et n’y réussis-saient pas toujours. Il fallait trouver une mode par lequel on fût assuréde trouver la somme qu'on voulait avoir, quel que fût le crédit dont onjouissait ; et ce mode, on l’a trouvé.

L’intérêt qu’on promet maintenant aux prêteurs importe peu : c’est in-différemment 3, 4 ou 5 pour cent. On annonce qu’on paiera une somme de5 francs, par exemple, pour chaque somme de 100 francs inscrite sur lelivre de la dette publique au nom de prêteur; et cette somme de 100 fr.,on la vend le plus qu’on peut et le plus souvent pour une somme fort in-férieure à celle pour laquelle on est inscrit. Que le prêteur apporte 60,80, 90 fr. elle procure toujours l’intérêt d’une somme de 100 francs pourlaquelle il est inscrit sur le livre de la dette publique, et dont en se re-connaît débiteur envers lui.

i Ce n’est pas tout. Les petits capitalistes n’aiment pas à inventer les pla-cements, à juger par eux-mêmes de leur solidité; et ils sont portés à suivre,par imitation, les exemples les plus nombreux, et surtout ceux des grosspéculateurs. Un gouvernement pourrait mettre en vente scs rentes et les